culture

Errances du côté de Lucifer
Mais d’où vient cette sensation de fraicheur à la lecture de ce «conte noir» (l’auteur le désigne ainsi) ? De l’écriture du grand écrivain qu’est Jean-Michel Olivier. Simple, dépouillée en apparence, mais riche de mots qui s’ouvrent aux fantasmes. Et aussi parce que cette histoire fait un pied de nez à la doxa ambiante. Vous pensez que la plupart des femmes sont manipulées par les hommes, souvent leurs victimes? Vous ne connaissez pas Lucie.
Mais d’où vient cette sensation de fraicheur à la lecture de ce «conte noir» (l’auteur le désigne ainsi) ? De l’écriture du grand écrivain qu’est Jean-Michel Olivier. Simple, dépouillée en apparence, mais riche de mots qui s’ouvrent aux fantasmes. Et [...]

Le théâtre dans un fauteuil
Saviez-vous que dans la grande famille des œuvres théâtrales, certaines étaient destinées à être lues et non à être représentées? C’est le cas de l’écrivain français Alfred de Musset et de sa comédie «Fantasio». Plonger dans la première partie du XIXe siècle est un bon plan pour nous autres, orphelins des arts de la scène. Surtout, si comme moi, vous vous ennuyez moins chez vous qu’au théâtre.
Saviez-vous que dans la grande famille des œuvres théâtrales, certaines étaient destinées à être lues et non à être représentées? C’est le cas de l’écrivain français Alfred de Musset et de sa comédie «Fantasio». Plonger dans la première partie du [...]

«Je n’ai pas grandi dans un ghetto, j’en suis reconnaissant au Jura et à la Suisse»
Il a d’abord été correspondant de l’Agence télégraphique suisse à Neuchâtel. Puis de l’Agence France Presse à Montevideo, en Uruguay, suivi d’un poste à Washington au sein de la même maison. Il est aujourd’hui basé au siège, à Paris. Le Jurassien Antonio Rodriguez, né en 1966 à Delémont de parents venus de Galice en Espagne, a une pensée pour eux en découvrant, du «Figaro» à «Paris Match», le bon accueil réservé aux «Larmes de ma vigne», témoignage à vif d’un vigneron chablisien adepte de la production biologique, auquel il prête une plume toute ramuzienne.
Il a d’abord été correspondant de l’Agence télégraphique suisse à Neuchâtel. Puis de l’Agence France Presse à Montevideo, en Uruguay, suivi d’un poste à Washington au sein de la même maison. Il est aujourd’hui basé au siège, à Paris. Le [...]

Les vicissitudes de la modernité
Le fonctionnement, certes aléatoire, d’un photocopieur peut-il donner matière à un roman? Oui, à condition de réunir un auteur comme Daniel Fattore et un éditeur comme Hélice Hélas. Il fallait cette conjonction d’humour délirant et d’ouverture aux explorations littéraires les plus originales pour que le roman «Tolle, lege!» (ramasse et lis!) voie le jour en cette année de pandémie.
Le fonctionnement, certes aléatoire, d’un photocopieur peut-il donner matière à un roman? Oui, à condition de réunir un auteur comme Daniel Fattore et un éditeur comme Hélice Hélas. Il fallait cette conjonction d’humour délirant et d’ouverture aux explorations littéraires les [...]

Lettre aux inadaptæs
Avertissement: Ce texte est rédigé en français inclusif et utilise le genre neutre.
Avertissement: Ce texte est rédigé en français inclusif et utilise le genre neutre.

Le formatage des séries télé n’exclut pas des moments de grâce
La nouvelle série télévisée romande intitulée «Cellule de crise» en impose par sa performance technique label suisse. Mais à l’apparence toute lisse, voire froide de ce feuilleton aux situations souvent «téléphonées», heureusement humanisé par l’aura de quelques interprètes, s’oppose la constante et vibrante émotion de «The Virtues», merveille du genre à découvrir sur ARTE.
La nouvelle série télévisée romande intitulée «Cellule de crise» en impose par sa performance technique label suisse. Mais à l’apparence toute lisse, voire froide de ce feuilleton aux situations souvent «téléphonées», heureusement humanisé par l’aura de quelques interprètes, s’oppose la [...]

Le prince et le migrant
Le nom de Lampedusa n’a pas toujours été synonyme de tragédie, celle des migrants venus s’échouer sur ses plages. C’est d’abord le patronyme de l’un des plus grands écrivains italiens du XXe siècle, Giuseppe Tomasi di Lampedusa. L’auteur de ce chef-d’œuvre qu’est Le Guépard, magnifié par le film qu’en a tiré avec non moins de génie Luchino Visconti. Prononce-t-on ce nom, Lampedusa, que c’est au romancier qu’invariablement je pense et au monde, à la société en train de sombrer qu’il dépeint dans son roman. Or il se peut que ce qui s’écrit aujourd’hui à Lampedusa ne soit pas autre chose que son ultime chapitre.
Le nom de Lampedusa n’a pas toujours été synonyme de tragédie, celle des migrants venus s’échouer sur ses plages. C’est d’abord le patronyme de l’un des plus grands écrivains italiens du XXe siècle, Giuseppe Tomasi di Lampedusa. L’auteur de ce [...]

Une télévision courageuse
A quoi sert une série télé? A distraire, à faire passer le temps, des intrigues amoureuses ou policières, quelques frissons… Pas précisément à faire réfléchir à l’état du monde. Et pourtant! «Cellule de crise», le film de Jacob Berger produit à grands frais (environ 4 millions!) par la RTS , nous plonge dans la tourmente. Pas forcément un choix populaire, mais un choix courageux. Un pari qui donne du sens à un petit écran par ailleurs tant envahi par de banales histoires américaines.
A quoi sert une série télé? A distraire, à faire passer le temps, des intrigues amoureuses ou policières, quelques frissons… Pas précisément à faire réfléchir à l’état du monde. Et pourtant! «Cellule de crise», le film de Jacob Berger produit [...]

A mort la musique d’ambiance
Mais pourquoi diable la sensibilité écologique reste-t-elle indifférente à cette pollution sensorielle majeure, ce fléau vicieux qu'est la musique de fond obligatoire et généralisée?
Mais pourquoi diable la sensibilité écologique reste-t-elle indifférente à cette pollution sensorielle majeure, ce fléau vicieux qu'est la musique de fond obligatoire et généralisée?

Arthur Zingaro

«Les démons» vous emmènent au septième ciel
Un roman fou. Excitant, dans tous les sens du terme. Pour deux raisons: son ambiance libertine et légère, son érotisme à foison. Dans un style pimpant, voire léché. Mais aussi saillant, explosif. Avec «Les démons» de Simon Liberati, c’est parti pour une aventure littéraire hors du commun! Dès les premières pages ce livre choque, transgresse et ravit.
Un roman fou. Excitant, dans tous les sens du terme. Pour deux raisons: son ambiance libertine et légère, son érotisme à foison. Dans un style pimpant, voire léché. Mais aussi saillant, explosif. Avec «Les démons» de Simon Liberati, c’est parti pour [...]

Quentin Mouron le faux bad boy dynamite tous les clichés
Sous le look trompeur du joli rocker ou du dandy à la coule, le trentenaire multinational dissimule un auteur d’une lucidité rare dont l’écriture s’aiguise de plus en plus. En millenial apparemment cynique, le jeune écrivain construit une œuvre sérieuse et en expansion constante, dont l’hyperréalisme panique fait écho aux romans de Bret Easton Ellis et de Michel Houellebecq. Après son dernier livre paru, le prochain (lu sur tapuscrit) annonce une œuvre possiblement majeure.
Sous le look trompeur du joli rocker ou du dandy à la coule, le trentenaire multinational dissimule un auteur d’une lucidité rare dont l’écriture s’aiguise de plus en plus. En millenial apparemment cynique, le jeune écrivain construit une œuvre sérieuse [...]

Mona Chollet

Merci pour votre liberté de ton et d’esprit, Monsieur Ruquier!
«Oh pardon, j’ai postillonné: trois morts!», coupure de paroles aux invités, questions impertinentes et fort pertinentes à la ministre de la culture Roseylne Bachelot: l’animateur Laurent Ruquier s’est lâché dans «On est (presque) en direct» sur France 2 le samedi 14 novembre dernier. Cette liberté de ton et d’esprit, de plus en plus rare dans les médias publics, fait du bien. Quoi que l’on pense des uns et des autres et de la gestion du virus.
«Oh pardon, j’ai postillonné: trois morts!», coupure de paroles aux invités, questions impertinentes et fort pertinentes à la ministre de la culture Roseylne Bachelot: l’animateur Laurent Ruquier s’est lâché dans «On est (presque) en direct» sur France 2 le samedi [...]

Henry Miller grandeur nature
Relu Plexus d’Henry Miller. L’auteur américain disparu il y a quarante ans, en 1980. Un anniversaire passé quasi inaperçu. Peut-être parce qu’on ne lit plus guère Miller. Moi-même, ces dernières années, reprenant l’un de ses livres, je l’abandonnais presque aussitôt. Alors qu’à vingt ans j’avais dévoré La Crucifixion en rose, Tropique du Cancer, Big Sur. Que s’était-il passé? La magie n’y était plus. Je n’arrivais plus à m’intéresser à cet immense fatras. A ce qu’il faut bien appeler le grand bordel de Miller. Or voici que je retrouve, intact, ce que j’ai aimé chez lui, sa générosité, son appétit de vivre. Plus nécessaires que jamais.
Relu Plexus d’Henry Miller. L’auteur américain disparu il y a quarante ans, en 1980. Un anniversaire passé quasi inaperçu. Peut-être parce qu’on ne lit plus guère Miller. Moi-même, ces dernières années, reprenant l’un de ses livres, je l’abandonnais presque aussitôt. [...]

Des hébergeurs AirBnb discriminants? Pas si vite…
Un certain nombre de personnes – 1,4 millions, nous dit un article récent de siecledigital.fr – louant leurs logements sur la plateforme Airbnb seraient discriminantes, refusant d’héberger des clients noirs, asiatiques ou encore transgenres. Mais, minute: sont-ils refusés pour ces motifs-là?
Un certain nombre de personnes – 1,4 millions, nous dit un article récent de siecledigital.fr – louant leurs logements sur la plateforme Airbnb seraient discriminantes, refusant d’héberger des clients noirs, asiatiques ou encore transgenres. Mais, minute: sont-ils refusés pour ces [...]

Votez Calimero !
Voulez-vous être une victime ? Rien de plus simple, il suffit de suivre la tendance,
et les résultats sont garantis !
Voulez-vous être une victime ? Rien de plus simple, il suffit de suivre la tendance, et les résultats sont garantis !

Laisse béton
Pour Anselme Jappe, le béton incarne la logique capitaliste. Il est le côté concret de l'abstraction marchande, et comme elle il annule toutes les différences. Produit de manière industrielle et en quantité astronomique, avec des conséquences écologiques et sanitaires désastreuses, il a étendu son emprise au monde entier en assassinant les architectures traditionnelles et en homogénéisant par sa présence tous les lieux.
Pour Anselme Jappe, le béton incarne la logique capitaliste. Il est le côté concret de l'abstraction marchande, et comme elle il annule toutes les différences. Produit de manière industrielle et en quantité astronomique, avec des conséquences écologiques et sanitaires désastreuses, [...]

Seul avec Souchon
Quelle nouvelle expérience pouvais-je tirer de ce quotidien coronavirien? Tenter ma première tarte aux pommes? Déjà fait. Appeler ce vieil ami dont le dernier contact remonte à ma dernière participation à une messe, c’est-à-dire avant le monde d’avant? Déjà fait. Et puis, je me suis rappelé ce fait fondamental: la solitude est revenue s’infiltrer dans beaucoup de nos vies. Je me suis alors mis à réécouter les chansons d’Alain Souchon. La raison? Ce qui était alors une intuition s’est faite constat: l’œuvre de Souchon, habitée par la solitude, la rend belle. Et ça, qu’est-ce que ça fait du bien!
Quelle nouvelle expérience pouvais-je tirer de ce quotidien coronavirien? Tenter ma première tarte aux pommes? Déjà fait. Appeler ce vieil ami dont le dernier contact remonte à ma dernière participation à une messe, c’est-à-dire avant le monde d’avant? Déjà fait. [...]

La vraie littérature vaut mieux que tous les prix même mérités…
Entre un prix Goncourt reporté et un Grand Prix Ramuz attribué à titre posthume à Philippe Rahmy, le recul ironique s’impose plus que jamais à celles et ceux qui attendent de la littérature plus que des salamalecs convenus − sans jeter pour autant le bébé Qualité avec l’eau du bain mondain…
Entre un prix Goncourt reporté et un Grand Prix Ramuz attribué à titre posthume à Philippe Rahmy, le recul ironique s’impose plus que jamais à celles et ceux qui attendent de la littérature plus que des salamalecs convenus − sans [...]

Avec Nerval dans le Valois
Rendant hommage à Gérard de Nerval dans le Mercure de France, Guillaume Apollinaire le qualifie d’«esprit charmant » et ajoute, «je l’eusse aimé comme un frère.» Ce cri du cœur, je pourrais le faire mien. Nerval figure en effet parmi ces très rares écrivains et artistes pour lesquels, par-delà l’œuvre, j’éprouve quelque chose de plus que de l’admiration, une forme d’affection. Sentiment que je retrouve chaque fois que je relis Les Filles du feu. En particulier Sylvie, qui prend pour cadre ce Valois si cher à l’auteur.
Rendant hommage à Gérard de Nerval dans le Mercure de France, Guillaume Apollinaire le qualifie d’«esprit charmant » et ajoute, «je l’eusse aimé comme un frère.» Ce cri du cœur, je pourrais le faire mien. Nerval figure en effet parmi ces [...]

Les dessous peu reluisants de la RTS/SSR
La Suisse romande a été sous le choc en découvrant «l’affaire Darius» dans l’enquête du Temps samedi dernier. Comme tout le monde, j’ai été sidéré de voir révélés les petits vices cachés de notre star locale. La création de profils fictifs sur Facebook pour séduire de jeunes hommes n’est pas très RTS compatible, mais compte tenu que tout cela a eu lieu entre adultes ou jeunes adultes consentants, je n’y ai pas vu de quoi brûler notre ex-icône TV sur le bûcher que Calvin avait jadis réservé à Michel Servet pour des raisons d’ailleurs assez similaires.
La Suisse romande a été sous le choc en découvrant «l’affaire Darius» dans l’enquête du Temps samedi dernier. Comme tout le monde, j’ai été sidéré de voir révélés les petits vices cachés de notre star locale. La création de profils [...]

George Orwell

«On n’est pas là pour se faire engueuler!»
- Bonjour. Contrôle. Permis de conduire, permis de circulation, s’il vous plaît.
- Voilà.
- Et Madame, là, c’est qui ?
- Bonjour. Contrôle. Permis de conduire, permis de circulation, s’il vous plaît. - Voilà. - Et Madame, là, c’est qui ?

Le 13 novembre, cinq ans après
Un documentaire de Mustapha Kessous revient sur la nuit du 13 novembre 2015 à Paris. Un récit humain intense.
Un documentaire de Mustapha Kessous revient sur la nuit du 13 novembre 2015 à Paris. Un récit humain intense.

Un ultime constat de la déliquescence totale de ce monde
Les éditions la Grange Batelière publient «Les coulisses du naufrage» de Daniel Denevert. Il s'agit de courts articles parus entre 2010 et 2015, anonymement, dans un éphémère journal. Constats acides et caustiques des impasses climatiques, environnementales, énergétiques et biologiques.
Les éditions la Grange Batelière publient «Les coulisses du naufrage» de Daniel Denevert. Il s'agit de courts articles parus entre 2010 et 2015, anonymement, dans un éphémère journal. Constats acides et caustiques des impasses climatiques, environnementales, énergétiques et biologiques.

Le diable probablement
Primé tout récemment au festival de Zürich, «Sans signe particulier» de Fernanda Valadez sort en salles sous la bannière Trigon-Film. La confirmation d'un changement de cap chez ce distributeur ainsi que d'une tendance lourde du cinéma mexicain: des films pour dire toute l'horreur de la vie au sud des Etat-Unis
Primé tout récemment au festival de Zürich, «Sans signe particulier» de Fernanda Valadez sort en salles sous la bannière Trigon-Film. La confirmation d'un changement de cap chez ce distributeur ainsi que d'une tendance lourde du cinéma mexicain: des films pour [...]

Virginie Despentes

Sureau l’indocile
S’il est un qualificatif repris du mot d’ordre de Bon pour la tête qui s’applique particulièrement à François Sureau, c’est bien celui d’indocile. Voilà un écrivain hors les modes, sinon hors du temps, encore que pleinement engagé dans notre époque. Qui naguère, aurait pu être rangé parmi les Hussards, n’était son admiration pour Sartre. Car François Sureau, officier, avocat et maintenant académicien, n’est pas à un paradoxe près. Et surtout, ce qui n’est nullement contradictoire, écrivain farouchement attaché à la liberté. Sans laquelle, selon le mot de Chateaubriand qu’il fait sien, «il n’y a rien dans le monde.»
S’il est un qualificatif repris du mot d’ordre de Bon pour la tête qui s’applique particulièrement à François Sureau, c’est bien celui d’indocile. Voilà un écrivain hors les modes, sinon hors du temps, encore que pleinement engagé dans notre époque. [...]

La vérité au fond d’une tasse de café
En Turquie, lire au fond de sa tasse de café pour prédire l'avenir est une tradition ancienne à qui une application a ouvert de nouvelles frontières, avec succès. Depuis son lancement début 2017, plus de vingt millions de personnes, principalement en Turquie et dans les pays du Golfe, l'ont téléchargée. Cette plateforme opère dans une sorte de zone grise car en Turquie, la lecture du marc de café est illégale, comme le raconte le magazine «Rest of World».
En Turquie, lire au fond de sa tasse de café pour prédire l'avenir est une tradition ancienne à qui une application a ouvert de nouvelles frontières, avec succès. Depuis son lancement début 2017, plus de vingt millions de personnes, principalement [...]

Nouveaux caractères, dissonance cognitive et dites-lui que tout va bien
Comme la langue, lorsqu’elle est vivante l’écriture change, se modifie, propose de nouvelles manière d’envisager le monde et parfois de nouveaux caractères d’imprimerie naissent, c’est épatant. En France, Elisabeth Badinter pourfend l’islam radical tout en gagnant de l’argent grâce à ceux qui le promeuvent. Pendant ce temps, l’ancienne politicienne vaudoise Suzette Sandoz ne veut entendre que des choses positives.
Comme la langue, lorsqu’elle est vivante l’écriture change, se modifie, propose de nouvelles manière d’envisager le monde et parfois de nouveaux caractères d’imprimerie naissent, c’est épatant. En France, Elisabeth Badinter pourfend l’islam radical tout en gagnant de l’argent grâce à [...]

Englué dans la «pâte informe des jours»
Dans son roman «L'obscur» paru aux Editions Hélice Hélas, l’enseignant et écrivain vaudois Philippe Testa, lauréat du prix du Roman des Romands en 2009, campe un univers légèrement futuriste qui caricature certains travers de notre société comme la sur-hiérarchisation, la cruauté du monde de l'entreprise, l'insipidité des divertissements de masse et l'absence de solidarité au niveau de l'Etat comme entre individus. Outre une critique de l’individualisation forcenée, ce roman soulève des questions intéressantes par rapport à la robotisation: Jusqu’où le confort contribue-t-il à notre bien-être? Que gagne-t-on à éviter l’effort physique?
Dans son roman «L'obscur» paru aux Editions Hélice Hélas, l’enseignant et écrivain vaudois Philippe Testa, lauréat du prix du Roman des Romands en 2009, campe un univers légèrement futuriste qui caricature certains travers de notre société comme la sur-hiérarchisation, la [...]