Que faire quand, au nom de l'anti-sexisme, des ados revendiquent le droit d'adopter un code vestimentaire hypersexualisé qui fleure le cliché machiste à plein nez? Toute ma sympathique au directeur du cycle de Pinchat, au centre de la polémique du «T-shirt de la honte».
Certains métiers me paraissent si effrayants que je suis pleine de reconnaissance envers ceux qui s’y collent. Chauffeur poids lourds. Reine d’Angleterre. Directeur d’école secondaire.
En cette rentrée 2020, toute ma sympathie va à celui du cycle d’orientation de Pinchat à Genève. Alain Basset, l’homme au centre de la polémique sur le «T-shirt de la honte». Accusé d’alimenter la culture du viol en forçant les adolescentes à couvrir nombrils et épaules nus d’une sorte de T-tchador assorti d’une inscription stigmatisante: «J’ai une tenue adéquate». Humiliation. Violence insoutenable.
Alain Basset a donc tout faux. Zéro de conduite. La question est: comment aurait-il pu faire juste? La loi scolaire exige des élèves qu’ils arborent une tenue «correcte et adaptée au cadre scolaire». Concrètement, a expliqué le directeur de Pinchat à la Tribune de Genève, garçons et filles défient la règle sur des registres différenciés. Leur truc à eux, ce sont les T-shirts «problématiques», arborant insultes ou pubs pour l’alcool. Leur truc à elles, les shorts, les dos nus et les crop tops, ces hauts courts qui dévoilent le ventre.






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