Le 13 novembre, cinq ans après


Un documentaire de Mustapha Kessous revient sur la nuit du 13 novembre 2015 à Paris. Un récit humain intense.
Sommaire
Où étiez-vous le soir du 13 novembre 2015? Les Parisiens, comme moi, s’en souviennent soit avec douleur dans leur chair et leur âme, soit avec l’effroi qui suit la conscience d’avoir échappé au pire, à quelques mètres, quelques minutes près.
Myriam Gottraux, une Vaudoise alors en week-end à Paris, s’en souvient aussi, raconte-t-elle ce mardi 3 novembre dans les colonnes du Temps et dans un livre à paraître. Rescapée, elle veut alerter, prévenir: «La Suisse n’est pas prête». Myriam Gottraux parle de ses démêlés avec son assurance, de l’absence de prise en charge psychologique, de l’impossibilité pour elle d’avoir accès à une aide fédérale aux victimes. Mais au-delà de cela… Prête à quoi, au juste?
A voir surgir la guerre au coin d’une rue? A mourir en civil sous les balles d’un ennemi dont nous ne pouvons qu’ignorer la déclaration de guerre? A croiser la mort, n’importe où, n’importe comment, tout en vivant une vie presque normale depuis cinq ans? A la cruauté de n’être victime que du hasard d’être ici, ou là, de recevoir une balle ou un coup de couteau là, ou ici.



Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.