Télévision

La RTS face au désamour

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La RTS face au désamour

Après le rejet — probable — de l’initiative de l’UDC sur la redevance à 200 francs, le service public de radio-télévision ne sera pas au bout de ses peines. Tout de même contraint de réduire ses coûts. Mis au défi par les critiques qui ont déferlé, même chez nombre de ceux qui votent pour le maintien de la redevance actuelle. Comment la SSR peut-elle rebondir après ces blessures?

Jacques Pilet 27 février 2026 14 min de lecture

La redevance, le plus injuste des impôts

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La redevance, le plus injuste des impôts

La campagne démarre dans l’échange tumultueux d’arguments pour et contre l’initiative «200 francs, ça suffit»: les partisans ne voient guère dans quel triste état se retrouvera le paysage médiatique après des coupes massives dans ce service public; les opposants n’entrevoient pas davantage comment le maintien d’une taxe à peine réduite pourrait amener à réformer une entreprise boursouflée, autosatisfaite, souvent moralisatrice, dotée d’une direction controversée. Mais quel que soit le résultat, une injustice choquante subsistera: un impôt qui met dans le pétrin les plus démunis.

Jacques Pilet

Une claque aux Romands… et au journalisme international

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Une claque aux Romands… et au journalisme international

Au moment où le Conseil fédéral tente de dissuader les cantons alémaniques d’abandonner l’apprentissage du français au primaire, ces Sages ignorants lancent un signal contraire. Il est prévu, dès 2027, de couper la modeste contribution fédérale de 4 millions à la chaîne internationale TV5Monde qui diffuse des programmes francophones, suisses notamment, tout autour de la planète.

Jacques Pilet

La Télé, une vraie recette suisse

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La Télé, une vraie recette suisse

La chaîne de télévision des cantons de Vaud et de Fribourg diffuse pour la deuxième année consécutive «Oui Chef Académie». Un concours télévisé bien plus proche de la réalité que le «Top Chef» de M6. Un peu plus ennuyeux, donc, mais beaucoup plus intéressant.

Patrick Morier-Genoud

Léman Bleu a tiré une bonne carte

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Léman Bleu a tiré une bonne carte

Côté médias, il pleut tant de mauvaises nouvelles qu’on ne va pas se priver d’en saluer une bonne. Quittant «Le Temps», au regret de tant de ses lecteurs et lectrices, la grande journaliste Laure Lugon-Zugravu rejoint la petite et jeune équipe de la télé genevoise qui monte et que la profession a souvent saluée. A notre tour de saluer ici cette consœur.

Jacques Pilet

Torracinta, l’inoubliable

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Torracinta, l’inoubliable

C’était l’an passé. Troublé par certains blocages de l’information dans les grands médias, j’eus l’envie d’en parler à celui qui, à la télévision, fut mon maître, ma référence exemplaire. Retraité depuis si longtemps, Claude Torracinta me reçut, dans sa campagne genevoise, certes atteint dans sa santé, mais avec un sourire plus large qu’autrefois, l’œil vif, fidèle à lui-même, à l’écoute. Resté journaliste au fond malgré une carrière trop tôt écourtée.

Jacques Pilet

En finir avec Hanouna, mais après?

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En finir avec Hanouna, mais après?

Gros clash jeudi soir dans «Touche pas à mon poste!», sur C8. Un député a allumé le milliardaire Vincent Bolloré, le patron de la chaîne. La gauche radicale, à l’origine de l’esclandre et un brin Tartuffe, doit-elle encore aller dans cette émission, dont Cyril Hanouna, son animateur, paraît faire peu de cas des institutions démocratiques? Derrière le dilemme, un enjeu politique et sécuritaire.

Antoine Menusier

La SSR sacrifie les Romands

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La SSR sacrifie les Romands

Les coupes annoncées sur les programmes de la télévision publique suisse romande sont ahurissantes. Elles portent sur le cœur du service public: le débat et l’information. «Infrarouge» tous les quinze jours seulement, plus d’émission économique, «Temps présent» raccourci. Mais que les amateurs de jeux débiles et de séries se rassurent… là, on ne chipote pas.

Jacques Pilet

«Téléréalité» d’Aurélien Bellanger, genre Balzac au petit pied…

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«Téléréalité» d’Aurélien Bellanger, genre Balzac au petit pied…

Tenant de la chronique (franco-française) d’époque et du roman (hyper)réaliste brouillant les pistes entre faits réels et fiction, ce nouvel ouvrage de l’auteur de La Théorie de l’information, du Grand Paris et du Continent de la douceur évoque l’irrésistible ascension dans le PAF et l’improbable chute sur le pif d’un battant de l’industrie du divertissement traversant en météore les avatars de la télé, entre pseudo-féerie et pitoyable retour au réel. Plein de bonnes idées et d’une écriture brillante quoique sans style vraiment affirmé, le roman décolle bien mais peine ensuite à tenir la route et à s’étoffer faute de personnages incarnés, manquant autant d’émotion que d’originalité dans sa vision.

Jean-Louis Kuffer