Au cours de la seconde vague attribuée à l’épidémie du Covid-19, la Suisse a observé une mortalité exceptionnellement élevée. Les semaines les plus touchées de novembre ont vu une augmentation du taux de décès de 50%, par rapport aux cinq années précédentes. En comparaison, le taux de mortalité global relevé depuis le début de l’année et jusqu’en semaine 49 (7.81%) a peu varié par rapport à 2015 (7.69%). Il exprime tout de même un excédent de 110 décès par million d’habitants, mais se situe dans l’intervalle de valeurs observées au cours des 25 dernières années.
Le classement des cantons en fonction de leur mortalité toutes causes confondues révèle que trois cantons romands, dont Genève et Vaud, font partie des 10 cantons qui présentent un taux de mortalité inférieur à la moyenne helvétique. Cette observation réfute ainsi l’idée largement répandue que tous les cantons romands ont une surmortalité par rapport au reste du pays. Comme lors de la vague de printemps, aucune surmortalité n’a globalement été observée dans le pays chez les personnes âgées de 0 à 64 ans.
Le mois de novembre 2020 marqué par une mortalité exceptionnelle
En novembre 2020, la Suisse a présenté une mortalité exceptionnelle. Elle s’élève à près d’un décès pour mille habitants au cours du mois, correspondant à un mois grippal très fort. Il faut remonter à l’année 1957 (grippe asiatique) pour trouver une mortalité aussi élevée en novembre, ou encore aux mois de janvier 1983, 1997 et 2000 (Source: OFS mortalité, OFS population).
Les semaines 45 à 47 témoignent d’une augmentation de l’ordre de 50% du nombre de décès hebdomadaires, par rapport à la moyenne des cinq années précédentes à la même période.




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