Taxer les transactions financières pour désarmer la finance casino

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Dans le monde de la finance, on appelle «produits dérivés» des contrats obligeant les deux parties impliquées – ou permettant à l’une d’entre elles – d’acquérir ou de vendre des actions, des obligations, des devises ou des matières premières telles le pétrole et le gaz à un prix et à une date (ou pendant une période de temps) convenus à l’avance. Les instruments financiers complexes et toxiques que sont les produits dérivés atteignent d’énormes volumes. En Suisse, selon le groupe SIX, qui gère la bourse et publie des statistiques à ce sujet, il s’agit, selon les semaines, de montants variant entre 10 000 ou 250 000 fois le PIB de la Suisse (voir tableau ci-dessous). Voilà qui donne une idée de l’emprise de la finance sur l’économie.
Comment se fait-il que ces instruments, censés être des contrats d’assurances contre les risques financiers, atteignent de tels volumes? Comment croire que les besoins de couverture financière en Suisse se montent à des dizaines de milliers de fois le PIB et à des centaines de fois le PIB mondial? Car en réalité, l’ordre de grandeur devrait être bien plus faible.

Trade Repository Weekly Statistics – SIX Group, 1.7.2024
Comparaison à l’échelle d’une famille
Pour une famille, par exemple, le PIB correspond intuitivement au salaire annuel. La valeur nominale des contrats d’assurance qu’elle a souscrits...
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