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La neutralité, ou l’art de laisser émerger l’inédit

Philosophie

La neutralité, ou l’art de laisser émerger l’inédit

Les grandes transformations sociales ne commencent pas toujours par une vérité qui s’impose. Elles naissent souvent d’intuitions marginales, d’anomalies ou de questions que les cadres dominants peinent à reconnaître. Dans un monde de plus en plus complexe et polarisé, la neutralité épistémique pourrait offrir l’espace nécessaire pour les accueillir, les confronter et faire émerger de nouvelles compréhensions.

Yves Borgeaud

Et si la Suisse réinventait la neutralité?

PhilosophieLibre

Et si la Suisse réinventait la neutralité?

La neutralité suisse a toujours évolué avec son époque. Face à un monde où les frontières entre les crises, les savoirs et les visions du monde deviennent de plus en plus poreuses, une nouvelle forme de neutralité pourrait émerger: non plus seulement politique, mais épistémique. Une manière de préserver des espaces de dialogue, de relier des connaissances et d'accueillir la complexité sans renoncer au jugement.

Yves Borgeaud

Le pape démonte une époque folle

Géopolitique

Le pape démonte une époque folle

Les horreurs croissantes de l’occupation en Cisjordanie n’émeuvent plus guère les Etats européens. Et voici que sur X, une voix s’élève et en appelle au sursaut international: celle du pape Léon XIV. Et de citer l’Ukraine, le Soudan, toutes les victimes de tous les conflits. Dans la foulée de son encyclique de mai dernier. Bien peu de journalistes, bien peu d’entre nous ont prêté attention à ces 104 pages. Sur le conseil d’un ami pourtant nullement papiste, nous les avons lues. Elles sont d’une saisissante lucidité sur l’humanité d’aujourd’hui et ses dérives.

Jacques Pilet

L’Humain, l’IA, le Philosophe… et le sophiste

Philosophie

L’Humain, l’IA, le Philosophe… et le sophiste

Plongé dans une crise identitaire sans précédent, l'humain se trouve confronté à un double dilemme que séparent 2386 années d'histoire. Le premier fut déguisé et normalisé, le second fut imité et il est tout juste émergent. Ces deux dilemmes − distinguer le philosophe du sophiste, et la pensée humaine de l'échafaudage artificiel − posent des enjeux dont la résonance est si profonde que, paradoxalement, leur discernement commence par la résolution du second.

Igor Balanovski

L’IA a besoin de philosophes, mais un diplôme fait-il un philosophe?

Philosophie

L’IA a besoin de philosophes, mais un diplôme fait-il un philosophe?

Le cadre normatif est en pleine bascule. Les journaux américains, notamment «The Economist» et le «New York Times» illustrent le point d'entrée d’une des conversations les plus conséquentes du moment: les grands laboratoires d'IA recrutent des philosophes. Une nouvelle qui rend perplexes tant les ingénieurs que les philosophes de la spéculation. Mais que révèle cette tendance, et que devrait-elle changer dans la manière dont on choisit ses études?

Igor Balanovski

Quand la surstimulation nous éloigne du réel

Philosophie

Quand la surstimulation nous éloigne du réel

Habiter le réel à l’ère du flux d’information et de l’intelligence artificielle devient un enjeu central. Dans un environnement où l’expérience tend à être lissée, immédiate et sans friction, les rapports au temps, à autrui et à la pensée se transforment en profondeur. Ce déplacement interroge les conditions mêmes de l’apprentissage, mais aussi celles de notre présence au monde.

Yves Borgeaud

Aristote n’est pas mort, il s’est complexifié

PhilosophieLibre

Aristote n’est pas mort, il s’est complexifié

Il y a vingt-cinq siècles, Aristote observait que certaines formes de sagesse traversent tous les domaines — ces structures du réel que nulle règle fixe ne peut remplacer, qu'il a nommées universaux. Morin a montré que la complexité du monde contemporain exige que cette sagesse se transforme en profondeur pour tenir l'incertitude sans la fuir. Von Foerster y ajoute une dimension radicalement réflexive — l'observation de deuxième ordre, par laquelle celui qui observe s'inclut lui-même dans ce qu'il observe. Trois penseurs, une même quête: identifier les compétences transversales que leurs époques exigent plus que jamais.

Igor Balanovski

«Le rire n’a jamais été totalement libre»

Culture

«Le rire n’a jamais été totalement libre»

Le rire occupe une place paradoxale dans les sociétés humaines. Il est à la fois profondément ancré dans notre nature et régulièrement surveillé et cadré. Voilà la retranscription d’un extrait de l’entretien que Rémy Watremez a accordé à «Antithèse». S’appuyant notamment sur les analyses d’Henri Bergson, abordant les polémiques autour de Blanche Gardin ou Dieudonné, il explore ce que le rire révèle de notre humanité, et aussi les tensions qu’il suscite aujourd’hui dans l’espace public.

Rémy Watremez

La philosophie et la haine de la démocratie

Géopolitique

La philosophie et la haine de la démocratie

Depuis Platon, la philosophie occidentale entretient un rapport ambivalent, souvent hostile, à la démocratie. Derrière l’éloge contemporain de cette dernière se cache une méfiance profonde à l’égard du «dêmos», le peuple, jugé instable, passionnel ou incapable de vérité. Et si la «vraie» démocratie ne pouvait advenir qu’au prix d’une transformation radicale de la philosophie elle-même?

Barbara Stiegler

Le fossé cognitif s’élargit: l’IA évolue, mais nos questions suivent-elles?  

PhilosophieLibre

Le fossé cognitif s’élargit: l’IA évolue, mais nos questions suivent-elles?  

A mesure que l’intelligence artificielle progresse, elle révèle moins ses propres limites que les nôtres. Un fossé cognitif se creuse entre ceux qui apprennent à questionner, comprendre et gouverner l’outil, et ceux qui s’en remettent à ses réponses. Plus qu’un défi technologique, l’IA impose une transformation profonde de notre rapport au savoir et à la responsabilité.

Igor Balanovski