Je me sens proche de Thomas Bernhard: il appartient, lui aussi, à L’Internationale des Désenchantés. Il incarne la figure la plus aboutie du dénigreur et, en même temps, il n’est jamais dupe de ses sarcasmes. En pensant à lui, je me demandais si tout grand écrivain ne finit pas toujours dans la peau d’un humoriste. L’heure arrive inéluctablement où nous ne sommes plus capables de prendre nos balbutiements au sérieux, où nos voluptés, nos élans, nos passions, nos convictions nous semblent grotesques et où le grotesque nous semble plaisant.
À lire aussi

Triomphe d’un surdoué de 23 ans
Comment ignorer un tel succès? Ce jeune Suisse allemand de Thalwil publie un deuxième roman à 22 ans et quelques mois plus tard, le livre est traduit dans une vingtaine de langues et ne tardera pas à devenir un film.

Anouilh, retrouvailles avec l’illustre inconnu
Le répertoire de Jean Anouilh est rarement à l’affiche des théâtres. Il connut pourtant un demi-siècle de succès, avec une quarantaine de pièces. Applaudi dans l’espace francophone et parfois au-delà. Le livre que lui consacre Anca Visdei révèle une personnalité attachante, qui partage avec nous son énergie, sa passion, la dureté des revers.

Sonia Zoran, du journalisme à la littérature
Des journalistes qui s’essaient à l’écriture de romans, il y en a beaucoup. Mais le livre de Sonia Zoran est plus qu’un exercice, c’est la plongée dans une vie. «La fille de sel» a accumulé ces pages sur plusieurs années. Il en sort un livre à la fois profond et léger.

En mémoire d’un Noël étrange au doux parfum de reviens-y…
Dans «Mon Noël avec Marcia», récit aussi bref que dense, entre hyper-réalité et rêverie, Peter Stamm évoque une «fête de dingues» où l’on a connu la plus intense liberté, à moins qu’on ait fantasmé ou arrangé les faits?
Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.