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Comment la Suisse devient le pays modèle de l’économie de l’hydrogène

Fabrice Delaye

Par Fabrice Delaye · Publié le 24 août 2020 · 6 min de lecture

Si vous vous intéressez au rôle pionnier de la Suisse dans l’économie de l’hydrogène vous devez absolument parler avec Rolf Huber.» Fondatrice de Swiss Hydrogen, la start-up qui a poursuivi les efforts lancés dans la voiture zéro émission par Nicolas Hayek avec Belenos avant d’être rachetée par le groupe Plastic Omnium en 2017, Rachel Bros de Puechredon ne se paye-t-elle pas de mots? A l’entendre en tout cas, la Suisse est en position de devenir le pays modèle de l’économie émergente de l’hydrogène pour des raisons technologiques, énergétiques et même fiscales. Et Rolf Huber serait l’homme qui a trouvé la clef de ce futur.


Cet article est paru sur Heidi.news le 11 août 2020


Comme ce n’est de loin pas la première fois que l’hydrogène rencontre un grand intérêt dans notre pays ou ailleurs, on est forcément sceptique. Non pas que l’hydrogène ne soit pas le moyen le plus écologique pour des transports terrestres. Le principe de la pile à combustible est connu depuis 1839. Au lieu de produire des réactions chimiques en appliquant un courant à un mélange comme dans l’électrolyse, on produit de l’électricité à partir de réactions chimiques. En l’espèce l’oxydation. Et si pour cela on utilise de l’hydrogène et de l’oxygène obtenus à partir de sources d’énergie renouvelable on obtient de l’électricité et de la chaleur avec pour tout «déchet» de l’eau pure.

Malgré ces avantages, l’hydrogène n’a pourtant pas été développé parce qu’il était moins concurrentiel que d’autres sources d’énergie, avec des électrodes en platine notamment. La densité de l’atome le plus léger de la table périodique des éléments était aussi problématique. Un kilo d’hydrogène (nécessaire à une voiture pour parcourir 100 kilomètres) représente un volume de l’ordre de 12 000 litres. Pour avoir un réservoir d’une taille envisageable dans un véhicule, l’hydrogène est comprimé jusqu’à 700 bars de pression. Ce qui crée d’autres difficultés. La compression-décompression a un coût énergétique. Et il faut un réservoir particulièrement solide pour sécuriser son contenu en cas d’accident ou d’incendie.

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