Le temps des populistes


Dans Recomposition: le nouveau monde populiste, le Français Alexandre Devecchio, journaliste au Figaro et débatteur sur les plateaux télé, classé «réac» par les progressistes, qu’il ne ménage pas, rend justice aux «peuples» contre les «élites».
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«Les populismes sont-ils les fossoyeurs ou les sauveurs de la démocratie?», demande, au début de son livre, Alexandre Devecchio. Inversons l’habituelle charge accusatoire, non pas pour absoudre un phénomène inquiétant, mais pour en analyser froidement les causes et les mécanismes, propose l’auteur de Recomposition: le nouveau monde populiste, un essai roboratif paru l’an dernier aux éditions du Cerf.
Responsable du Figarovox, le site d’opinions du Figaro pouponnière de la pensée réac aux yeux des progressistes, Devecchio, 33 ans, issu d’un milieu de modestes commerçants, des origines italiennes et portugaises, enfance et jeunesse en Seine-Saint-Denis valant totem de légitimité populaire, est l’arbre méritant qui cache la forêt d’une méritocratie républicaine asséchée. Il en est conscient, il le dit.
Elargissons la focale avec l’auteur: non seulement les démocraties occidentales, essentiellement européennes, certaines plus que d’autres, peinent à se relever du krach financier de 2008, mais elles sont en plus atteintes par un stress identitaire face «aux migrations massives» et à l’«islamisme». Au lieu de considérer ces faits comme des étapes difficiles, mais surpassables, sur la voie de l’unification mondiale, Devecchio affirme le primat du peuple et de la nation, garants de la démocratie contre la «technostructure», la gouvernance des juges et des experts.




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