Ueli Maurer érode le système de retraite


Par son obsession à réduire la dette fédérale, le chef du Département des finances affaiblit le financement des trois piliers de la prévoyance, y compris les assurances-vie.
Sommaire
Ueli Maurer veut le bien de la Suisse. Il veut la libérer du fardeau de la dette, qui affaiblit tant de gouvernements étrangers et amène tant de peuples au bord de la ruine, il n’y a qu’à voir le triste exemple de la Grèce. Mais par son obstination, il ne fait pas que prolonger une austérité financière fédérale discutable qui entraîne des retards d’investissements dans de nombreux domaines. Il affaiblit graduellement l’un des piliers de la prospérité et de la stabilité de la Suisse, le financement de son système de retraite.
Lisez: ce n’est pas du tout un mal que d’avoir des finances publiques à l’équilibre. Cela permet de stabiliser l’Etat, d’envisager des dépenses d’investissement, et donc de planifier un avenir plus radieux que le présent. Cela ouvre des perspectives aux générations futures sans que celles-ci aient à payer pour les égarements des précédentes. Cela évite aussi de devoir recourir à la planche à billets pour noyer les dettes sous l’inflation, et de ruiner, par conséquent, les épargnants qui avaient cru aux promesses de l’Etat de voir leurs prêts un jour remboursés.
La force de l’Etat
Qui paye s’enrichit, dit-on. Mais ce qui est valable pour une personne ou pour une entreprise l’est-il pour un Etat? En fait, pas forcément. Lorsqu’une personne ou une entreprise emprunte, elle doit mettre une voiture, une maison, un appareil industriel en garantie. Des objets qui perdent de la valeur avec les années si on ne les entretient pas. Et les hommes, comme les entreprises, sont des êtres mortels.




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