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Notre liberté rend la monnaie, pas les CFF

Lena Rey

Par Lena Rey · Publié le 14 novembre 2025 · 15 min de lecture

Notre liberté rend la monnaie, pas les CFF
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Coffee and snacks «are watching you»! Depuis le 6 octobre et jusqu’au 13 décembre, les restaurants des CFF, sur la ligne Bienne – Bâle, n’acceptent plus les espèces, mais uniquement les cartes ou les paiements mobiles. Le motif? Optimiser les procédures, réduire les files, améliorer l’hygiène et renforcer la sécurité. S’agit-il d’un projet provisoire? Ou d’une modification silencieuse de notre société, le début de la normalisation d’une décision pour laquelle nous n’aurions jamais voté?

Sommaire

Le paiement sans espèces: une mesure que les CFF présentent comme un test pour «optimiser les processus internes», un langage managérial typique qui dépolitise le sujet.

Les CFF, interrogés, ont donné une explication qui ne permet pas de cerner mieux les raisons de cette expérience: «elle s’inscrit dans une volonté de notre filiale Elvetino d’analyser le fonctionnement des paiements exclusivement numériques et d’évaluer les processus internes à l’entreprise dans ce cadre — frais, coûts, économies possibles, etc.» rapporte Frédéric Revaz, leur porte-parole.

En réalité, ce genre de test est souvent une étape préparatoire vers une généralisation. On procède localement, on parle d’expérimentation, puis on étend. Dans le cas présent, un élément pousse à croire en cette volonté de généraliser cette limitation: un sondage en ligne sur le site cff.ch/sans-especes. Celui-ci nous demande clairement ce que nous pensons de l’extension des opérations sans espèces à d’autres itinéraires.

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