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La fin de l’idéologie occidentale du développement

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 17 octobre 2025 · 16 min de lecture

La fin de l’idéologie occidentale du développement
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Le démantèlement de l’USAID par Donald Trump marque plus qu’un tournant administratif: il révèle l’épuisement d’une idée. Celle d’un développement conçu par et pour l’Occident. Après des décennies d’aides infructueuses et de dépendance, le Sud s’émancipe, tandis que la Chine impose son modèle: pragmatique, souverain et efficace.

Sommaire

Le démantèlement de l’USAID par Donald Trump en février dernier a porté un coup fatal à l’idéologie du développement. En mars, les Etats-Unis ont été les seuls aux Nations Unies à s’opposer à la création d’une Journée mondiale de l’espoir et d’une Journée internationale de la coexistence pacifique. En rejetant la totalité des Objectifs de développement durable de l’ONU, ils ont définitivement enterré l’idée. Le concept de développement, tel qu’il s’est imposé après la Deuxième Guerre mondiale – selon lequel les pays du Sud devaient imiter ceux du Nord pour les rattraper – a vécu. On ne le ressuscitera pas.

Le constat n’est pas entièrement nouveau. Depuis une dizaine d’années, études et colloques se succèdent à l’ONU comme au Forum économique mondial pour analyser les limites du développement. En 2017, un livre d’Andrew Brooks, The End of Devlopment: A Global History of Poverty and Prosperity, avait déjà sonné l’alarme. Deux réflexions récentes ont relancé le débat: l’une, signée Adam Tooze dans Foreign Policy (The End of Devlopment, septembre 2025), issue des écuries du mondialisme américain ; l’autre, celle du professeur chinois Zhang Weiwei (Les leçons de l’Asie pour l’Europe: le point de vue chinois, CIRSD, été 2025). Toutes deux signent l’acte de décès du développement à l’occidentale.

Certes, le cadavre s’agitera encore pendant quelque temps. La bureaucratie internationale, l’ONU et les ONG, la Banque mondiale, les gouvernements et les professionnels de l’aide au développement continueront sur leur lancée pendant des années. Mais le cœur n’y est plus, l’échec est devenu patent et des solutions alternatives sont en train d’émerger.

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