Sexe, meurtre et chansons maoïstes


Dans le livre «Coup d’Etat à Pékin», deux journalistes font le récit du fait divers qui a changé l’histoire récente de la Chine. Bonne introduction à l’histoire de la Chine contemporaine, leur livre donne des clés pour mieux appréhender la prochaine élection présidentielle chinoise.
Sommaire
Si on veut comprendre ce qui va se passer en novembre 2017, date de la toute prochaine réunion du Comité centrale et de l’élection du nouveau président, au XIXe Congrès, il faut lire de toute urgence Coup d’Etat à Pékin qui est l’une des meilleures introductions à l’histoire de la Chine contemporaine.
Xi Jinping, le président actuel, réunit dans ses mains plus de pouvoir qu’aucun dirigeant n’en a eu depuis la chute de Mao. Il y a une règle non écrite disant qu’un dirigeant ne peut pas exercer plus de deux mandats de cinq ans mais on ne peut pas exclure une possible tentative de se maintenir au pouvoir en invoquant les réformes qu’il est en train d’accomplir, la fragilité de l’économie, etc.
Tout a commencé…
En novembre 2011, la presse internationale s’affole: des rumeurs de coup d’Etat se sont propagées à Pékin. Bo Xilai, charismatique chef du Parti communiste chinois de Chongqing, a été limogé alors qu’il aspirait à devenir l’un des membres du comité permanent du Bureau politique du Parti. Internet s’emballe. Informations contradictoires et rumeurs circulent. Des blindés feraient mouvement vers la capitale et des coups de feu auraient été entendus dans la Cité interdite. Il y aurait eu une tentative de coup d’Etat fomentée par le très puissant Zhou Yongkang, responsable de la police et de la justice au sein de la direction du Parti. Sur Sina Weibo, le twitter chinois, sont censurés les mots «coups de feu», «Bo Xilai», «Wang Lijun».




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