Les deux leçons du 14 juillet

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D’abord, sa dimension «euro-ukrainienne». Avec défilé de la garde armée de Volodymyr Zelensky, présent bien sûr. Ces galonnés en grand uniforme qui posaient, il y a quelques jours à Kiev, devant le panthéon des héros nazis. La participation à ce 14 juillet était plus large que jamais, dans les rangs du défilé et dans les tribunes de trente-cinq Etats. Un affichage d’unité, dit-on, après que les Etats-Unis se soient détournés de l’Europe. Alors qu’en réalité les positions face à la guerre sont très diverses, de l’emballement franco-allemand à la retenue critique de plusieurs pays de l’Est. Mais le trio Macron-Merz-Starmer a une fois de plus donné le ton. Le président-hôte, en fin de mandat, a eu devant ses troupes une tirade plus martiale que jamais: «Nous sommes prêts à faire la guerre et à verser notre sang s’il le faut.» Pas un seul des puissants — ou croyant l’être — n’a eu à cette occasion une seule fois le mot «négociations» ou le mot «paix» aux lèvres.
Aucun ne croit sérieusement la Russie désireuse et capable d’envahir un pays membre de ce club. L’ambition reste de soutenir l’Ukraine jusqu’à une hypothétique victoire. En fournissant des milliards et du matériel sophistiqué. La ligne de front stagne. Les bombardements en profondeur sur les deux pays en conflit se multiplient sans changer la donne, comme on l’a vu dans l’histoire. Le sang, ce sont ces malheureux jeunes et vieux hommes qui le versent, de part et d’autre. Et non pas...
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