Léon XIV en Algérie: un pape pour la première fois sur la terre de saint Augustin

© DR Vatican
Il aura fallu deux mille ans de christianisme — seize siècles depuis la mort de saint Augustin en Algérie — et un pape né à Chicago pour que Rome franchisse enfin les portes d’Alger. Le 13 avril 2026, Léon XIV posera le pied sur le tarmac de la capitale algérienne. Alors que le Proche-Orient saigne et que Téhéran brûle, ce voyage est bien plus qu’une visite papale: c’est un pèlerinage politique au cœur d’un monde qui a perdu le sens du dialogue.
Un fils d’Augustin sur la terre d’Augustin
La clé de lecture du séjour algérien du pape est augustinienne et elle possède une cohérence presque romanesque. Robert Francis Prevost, avant de devenir Léon XIV le 8 mai 2025, était membre de l’ordre de Saint-Augustin — le premier pape de l’histoire de l’Eglise catholique issu de cette congrégation. Rappel: saint Augustin, né en 354 à Thagaste, l’actuelle Souk Ahras, dans le nord-est de l’Algérie, et mort évêque d’Hippone, l’actuelle Annaba, est l’un des architectes de la pensée occidentale. Ses Confessions, rédigées en latin sur ce sol africain, ont traversé les siècles comme une bouteille jetée à la mer et retrouvée intacte. «Notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il trouve son repos en Toi»: dans la bouche d’un pape augustinien venu dialoguer avec le monde musulman, la formule prend un relief singulier.
Ce repos, en ce printemps où les empires s’affrontent, le monde entier semble le chercher.
«On attend de ce pape américain un message de paix, un message...
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