Et si les réseaux sociaux protégeaient la démocratie?

Publié le 6 mars 2026

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Alors qu'ils sont l'objet d'attaques verbales virulentes et d'une charge régulatrice coordonnée — notamment par la classe politique et les médias traditionnels —, nous n'avons jamais autant eu besoin des réseaux sociaux et de leur «malinformation» qu'aujourd'hui. Exemples et analyse.

Jean-Noël Barrot, ministre français, ne mâche pas ses mots. Dans une récente interview: il appelle à une «mise au pas» des réseaux sociaux qui «perturbent le débat public». Il n’est pas le seul. Les réseaux sociaux, et en particulier X, l’ex-Twitter racheté par Elon Musk, sont sous le feu des critiques de plusieurs chefs de gouvernement européens. Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez déclarait ainsi récemment que les réseaux sociaux étaient devenus «un état défaillant», un lieu «où les lois sont ignorées et la désinformation vaut plus que la vérité». Emmanuel Macron se montre tout aussi critique. Selon le président français, on a «totalement tort d’aller s’informer là-dessus» et il est urgent de «reprendre le contrôle de notre vie démocratique en régulant». Ainsi que le tweete un ministère français, sans en saisir la tonalité un chouïa orwellienne: «réguler les plateformes, c’est protéger l’information».

Et cette régulation est en marche. A l’échelle européenne, le DSA (Digital Services Act) donne déjà un pouvoir considérable à l’UE pour contraindre les réseaux sociaux à retirer ou limiter la diffusion de certains contenus. Plus ambitieux, le projet Chat Control prévoyait purement et simplement l’accès à tous les messages privés, y compris sur des messageries chiffrées. Il a soulevé un tel tollé que sa version la plus extrême a été retirée, mais il continue de faire l’objet de discussions.

Cette «régulation protectrice» ne se limite pas à bloquer certains contenus, ni même à accéder aux...

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