
L’ankylose mentale du pouvoir
Alors que les guerres se prolongent et changent de visage, la Suisse persiste dans des choix militaires contestés et coûteux: retards de livraison, impasses technologiques, dépendance aux fournisseurs américains, etc. Au Département fédéral de la défense, l’heure ne semble pas à la remise en question. Plutôt l’inverse. Quant à son chef, Martin Pfister, sa formation d’historien devrait le rendre particulièrement attentif aux bouleversements actuels. Or, s’il l’est, il le cache bien.
Les guerres se prolongent. Larvées ou déchaînées, en Ukraine, au Moyen-Orient, en Afrique. Et les aléatoires négociations de paix ne rassurent guère. La Suisse reste loin des fracas. Mais il n’est pas vain de s’interroger sur l’état de sa défense. Ne serait-ce qu’à travers le souci des contribuables qui paient les jouets de nos stratèges. Parlons-en de ces messieurs. Lire la suite






