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Une victoire pour la démocratie

Guy Mettan

Par Guy Mettan · Publié le 8 novembre 2024 · 6 min de lecture

Une victoire pour la démocratie
Le président Trump lors d'une réunion publique à Phoenix (Arizona) dans le cadre de sa campagne électorale, en juin 2024. © Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America - CC BY-SA 2.0

L’aveuglement jusqu’à la fin! Les médias américains et européens se seront obstinés jusqu’au bout dans leur déni du peuple, leur incapacité à percevoir et à rapporter les attentes des classes populaires, et donc leur parti pris éhonté en faveur de Kamala Harris. Et une fois de plus, comme en 2016, ils se sont honteusement trompés.

Gageons qu’ils ne tireront aucune leçon de cette cuisante défaite et que, comme à leur habitude, ils continueront de gloser sur le «fascisme» des Trump, Orban, Fico, Poutine tout en encensant les soi-disant défenseurs de la démocratie à la von der Leyen, Macron ou Scholz, qui sont pourtant arrivés au pouvoir par cooptation (von der Leyen) ou s’y maintiennent contre l’opinion de 85% de leurs concitoyens à en juger par leur cote d’amour dans les sondages (Macron, Scholz).

De fait, la victoire de Trump signe non pas la défaite, mais une impressionnante victoire de la démocratie. D’abord, parce que cette victoire est quadruple et sans appel. Victoire à la présidentielle, victoire au Sénat, victoire à la Chambre des représentants, victoire populaire (plus de 5 millions de voix d’avance). Les Démocrates, qui avaient saboté le premier mandat de Trump en invoquant une fausse ingérence russe, démentie par deux procureurs spéciaux, et qui avaient ensuite enfoncé le clou avec les émeutes du 6 janvier 2021 aussitôt présentées comme un coup d’Etat, ont désormais quatre ans pour ruminer les causes de leur défaite et ce qu’il en coûte de manipuler une opinion publique qui n’accorde plus aucun crédit aux médias installés.

Cette fois, il sera difficile d’accuser Poutine et d’empêcher la nomination des ministres républicains. L’Amérique est à nouveau réconciliée avec elle-même. Le président élu pourra gouverner à sa guise. Du même coup, il devra assumer l’entière responsabilité de ses décisions. A la fin de son mandat, on pourra le juger sur ses actes et sur la compétence de son équipe, et non sur ce qu’une majorité de l’opposition démocrate du Sénat lui aura imposé.

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