neutralité suisse

Politique, Histoire

«Immorale», «myope», «indifférente»: le vieux procès de la neutralité suisse

La neutralité helvétique est aujourd’hui au cœur de nombreux débats. J’en rappelais quelques enjeux dans mon article de la semaine dernière. Prenons maintenant un peu de hauteur historique pour rappeler que la Suisse n’a pas toujours été un îlot de paix au cœur de l’Europe. Et qu’il existe des précédents méconnus au moralisme anti-neutralité, qui ne sont pas sans ressembler à la situation actuelle.
Martin Bernard
PolitiqueAccès libre

Non, défendre la neutralité suisse ne fait pas de vous un agent du Kremlin

Alors que la votation du 27 septembre prochain sur l’initiative «Sauvegarder la neutralité suisse» approche, une offensive médiatique et politique se déploie pour assimiler ses défenseurs à des relais du Kremlin. L’image IA diffusée par l’élu suisse Philippe Nantermod (PLR) montrant Poutine embrasser la Suisse en est l’illustration. Derrière la dénonciation de l’«ingérence russe», se joue un débat plus profond, celui de la crédibilité de la neutralité helvétique depuis 2022 et du droit de critiquer le narratif dominant sans être taxé de pro-Poutine.
Martin Bernard
Politique

Neutralité helvétique et libido en baisse

Après deux ans d’absence, les tragi-comiques péripéties des Schinken Pochon sont de retour. Cette chronique humoristique met en scène une famille bien suisse. Ses membres réagissent diversement à l’actualité, en fonction de leurs convictions et de leurs névroses — l’un allant rarement sans l’autre. Dans cet épisode, c’est Jacques-André Schinken, le père, qui prend la parole.
Patrick Morier-Genoud
Politique

L’affaire Abunimah ou la faillite de l’Etat de droit suisse

En 2025, Ali Abunimah, un journaliste palestino-américain, était arrêté à Zurich. Enfermé pendant trois jours, il a été expulsé, menotté. Depuis, la Confédération, désavouée par les tribunaux, a reconnu ses torts. Mais elle continue d'esquiver la question centrale: sur ordre de qui Abunimah a-t-il été arrêté? Quels conflits d'intérêts ou influences ont pesé sur cette décision? L’affaire interroge la capacité des institutions suisses à résister aux influences politiques extérieures.
Laurent Desaison
Histoire

Comment les services britanniques ont influencé la presse suisse pendant la guerre froide

Pendant des décennies, la Suisse s’est pensée et a été perçue comme un observateur distant de la guerre froide. Neutre, prudente, à l’écart des blocs, elle aurait traversé l’affrontement Est-Ouest sans vraiment y prendre part. Cette représentation rassurante a durablement façonné la mémoire collective helvétique. Les archives racontent une autre histoire.
Jean-Christophe Emmenegger
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Politique

Une schizophrénie helvétique

A Davos comme ailleurs, la Suisse continue de faire illusion sur sa neutralité et son rôle de médiatrice. Mais la réalité est tout autre: elle participe à des exercices de l’OTAN, s’implique contre la Russie et souhaite signer avec l’UE des accords qui, loin d’être uniquement techniques, transformeront ses institutions. Alors, neutre ou pas neutre? Le peuple tranchera. De sa décision dépendra l’avenir du pays.
Georges Martin
© DR
Histoire

La Suisse des années sombres, entre «défense spirituelle» et censure médiatique

En période de conflits armés, la recherche de la vérité est souvent sacrifiée au profit de l’union nationale ou de la défense des intérêts de l’Etat. Exemple en Suisse entre 1930 et 1945 où, par exemple, fut institué un régime de «liberté surveillée» des médias qui demandait au journaliste d’«être conscient de ses responsabilités» et de «restreindre la liberté d’appréciation en matière internationale afin de sauvegarder le principe de neutralité et de conserver de bonnes relations avec tous les belligérants».
Martin Bernard
Flavio Cotti (à gauche) signant, le 11 décembre 1996, le Document-cadre du Partenariat pour la paix. © DR
Politique

La neutralité fantôme de la Suisse

En 1996, la Suisse signait avec l’OTAN le Partenariat pour la paix, en infraction à sa Constitution: ni le Parlement ni le peuple ne furent consultés! Ce document, mensongèrement présenté comme une simple «offre politique», impose à notre pays des obligations militaires et diplomatiques le contraignant à aligner sa politique étrangère sur celle de l’OTAN. Une décision qui, depuis lors, fragilise sa neutralité et sa souveraineté.
Arnaud Dotézac
© Shutterstock - IA
Politique

Le déclassement géopolitique de la Suisse est-il irréversible?

Même s’il reste très aléatoire de faire des prévisions, il est légitime de se demander aujourd’hui ce que nos descendants penseront de nous dans 50 ans. A quoi ressemblera la Suisse dans un demi-siècle? A quoi ressembleront l’Europe et le monde?
Georges Martin
PolitiqueAccès libre

Le Conseil national suisse au service de la propagande de guerre étrangère

La tradition humanitaire de la Suisse est en grand danger. Pendant des décennies, elle a joui d'une réputation d'impartialité dans la fourniture de l'aide nécessaire sur le terrain.Au milieu d'une tragédie évidente à Gaza, le Conseil national – 99 personnes plus 7 «indécis» – a refusé de voter l'aide d'urgence promise à une population civile meurtrie.
Bon pour la tête
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«Pourquoi les chars russes n’envahiront pas la Suisse»

Tel est le titre du livre paru ces jours chez Favre. Son auteur est le conseiller national (PS) Pierre-Alain Fridez, médecin à Fontenay (Jura), membre de la commission de sécurité depuis 2011. Cet organe composé de représentants politiques, d’experts, de militaires, choisis pour s’aligner sur le dogme dominant. Il vient de la quitter, en opposition aux thèses de la conseillère fédérale Viola Amherd. L’ouvrage apporte un regard large, dûment documenté sur les menaces, réelles et non fantasmatiques, que doit affronter la Suisse.
Jacques Pilet
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La nation inutile

L’autre jour, je mangeais avec des Chinois. Des représentants du gouvernement. A un moment du repas, un gaillard très sympathique, visiblement le plus capé de ce groupe très hiérarchisé, se tourna vers moi et me confia: «Mais si vous n’êtes plus neutre, quel est notre intérêt à discuter avec vous? Vous allez devenir le Luxembourg plus les montagnes et les montres.» Est-ce le chemin que nous prenons?
Jean-Daniel Ruch
Politique

Le sabordage de la neutralité sape la Genève internationale. Mais Genève se tait

En décidant de s'aligner sur les sanctions unilatérales américano-européennes contre la Russie en février 2022, alors qu'il avait toujours prétendu ne vouloir appliquer que des sanctions entérinées par les Nations Unies et ancrées dans le droit international, le Conseil fédéral a porté un rude coup à la neutralité et à la Genève internationale. Mais à Genève, personne n'a bronché. Voici pourquoi.
Guy Mettan
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Frénésies guerrières

Les bombes continuent de tuer, ici et là. Et nous, dans le joyeux printemps, subissons le feu roulant des informations. On s’y habitue. Plus grand monde ne parle de paix. Les discours s’enflamment: il faut des armes, toujours plus d’armes. Dans le sillage des Etats-Unis, l’Europe, France en tête, n’en finit pas de nourrir l’hubris belliqueuse. La Suisse aussi.
Jacques Pilet
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Suisse-Palestine: d’obscurs blocages

L’alignement de la Suisse sur les positions américaines et israéliennes devient patent. Sinon comment expliquer le refus de débloquer les 20 millions promis à l’UNRWA, l’entité de l’ONU qui assure depuis 1950 un soutien alimentaire, sanitaire et éducatif, auprès des réfugiés palestiniens, dans les territoires occupés, ainsi qu’à Gaza? Et voilà que même des banques suisses emboîtent le pas et refusent des versements à destination de cette organisation humanitaire.
Jacques Pilet
Politique

Un éléphant, ça trompe énormément… La Russie, la Suisse et la neutralité.

C’est un évènement qui est probablement passé inaperçu en Suisse romande. Mais il fut suffisamment rare pour mériter d’être rapporté de ce côté-ci de la Sarine. Le 22 mars 2024, lors d'une soirée organisée sous l’égide du parti Aufrecht Schweiz(1), on pouvait entendre trois intervenants s’exprimer sur le sujet suivant: Russie - Suisse - Neutralité.
Marta Czarska