
Derrière le mot neutralité
Nous voilà submergés d’arguments pour ou contre l’initiative soumise au peuple le 27 septembre. Et si l’on s’interrogeait sur la nature même de ce mot, la neutralité. Ce n’est pas un principe philosophique, c’est un comportement individuel ou collectif face à une situation de conflit. Pas seulement une guerre, parfois une simple dispute. Un choix personnel. Fermer les écoutilles ou pas. Prendre parti ou pas. Se taire ou agir.
Ce n’est pas par hasard que, outre la Suisse, d’autres pays européens ont opté pour la neutralité. L’Autriche qui, vu son passé, l’a ancrée dans sa constitution, zigzaguant avec elle comme à Berne. Malte, depuis longtemps au cœur d’une région de tensions. Comme Chypre. L’Irlande l’est dans les faits, traumatisée par l’emprise britannique d’hier. La Serbie, enfin, qui jongle entre plusieurs tableaux. Lire la suite






