
A confondre le verbe et l’action, on risque de se planter
De tout temps, dans la galerie des puissants, il y eut les taiseux obstinés et les bavards virevoltants. Donald Trump fait mieux. Il se veut le sorcier qui touille dans la marmite brûlante de ses colères et de ses désirs. Il en jaillit toutes sortes de bizarreries. L’occasion de s’interroger: quand le verbe se nourrit de lui-même que devient l’action?
Deux jours avant son discours à l’ONU, devant un parterre de décideurs, le président américain se vantait déjà d’avoir permis sept accords de paix. Dont, lâchait-il, entre l’Arménie… et le Cambodge! Parlant sans notes, il confondait avec l’Azerbaïdjan. Ou avec le répit entre l’Inde et le Pakistan, d’ailleurs plus inspiré par Pékin que par Washington. Dans les sept cas qu’il cite dans l’espoir de décrocher le prix Nobel de la Paix, la réalité du terrain ne confirme pas les accents triomphants du prétendu raccommodeur. Lire la suite







