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Grèves pour le climat: ce qu’en pensent les sans voix

Jonas Follonier

Par Jonas Follonier · Publié le 1 septembre 2020 · 9 min de lecture

Grèves pour le climat: ce qu’en pensent les sans voix
L'écologie a le vent en poupe, la vague verte l'a montré, les mobilisations autour de la Grève pour le climat aussi, mais les discours et les points de vue divergent dans la société suisse: entre villes et campagnes, entre étudiants et apprentis, entre jeunes et moins jeunes... - Les militants d'Extinction Rebellion bloquent le pont Bessières à Lausanne, le 20 septembre 2019. © LLE

Ce qui passe pour une unanimité dans la sphère médiatique et académique ne se retrouve pas forcément dans la base de la population. Surtout si l’on tourne son regard vers les campagnes. Un moindre effort qui aurait dû être fait depuis longtemps. D’autant plus que toute unanimité, même si elle est avérée, demande un examen critique. Faire l’effort de penser contre soi-même, c’est le début de la sagesse. Car rien n’est plus inhumain que les dogmes. Petit arrêt sur les interrogations d’une certaine partie de la population concernant les manifs pour le climat.

Sommaire

Dans Le Temps du lundi 17 août 2020, on apprenait à l’occasion d’un petit article que les mouvements Grève du climat, Extinction Rébellion, Collective Climate for Justice et Break Free se réuniront pour une manifestation commune d’une semaine fin septembre. Divers acteurs de ces mouvements et profs d’université prenaient la parole dans l’article, sans qu’aucune voix critique ne s’exprimât. Rien de très étonnant: le traitement médiatique réservé à ces soulèvements écologistes est en grande partie incomplet, car unilatéralement biaisé.


A lire aussi: Manifs pour le climat: plaidoyer pour moins de morale et plus de raison


Quand analyse il y a, elle se fonde sur le présupposé que le discours de ces mouvements est juste. Elle se consacre alors à la stratégie de ces mouvements, au calendrier politique, aux fameux «changements sociétaux», etc. Quand commentaire il y a, il s’agit d’apporter son soutien aux «jeunes» – il faudrait savoir, les activistes se vantent de réunir dans la rue toutes les générations – et de dénoncer l’inaction des politiques ou la lenteur de leur réactivité. Le nombre d’injures, publiques et privées, reçues par l’auteur du présent article lors de précédents papiers critiques sur le sujet suffit à montrer l’omerta qui règne. Le questionnement des méthodes pour l’action en faveur de l’environnement est un nouveau tabou.

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