Annie Leibovitz, reine d’Arles


Chaque jour, un écho des Rencontres de la photographie d’Arles, en Provence. Le festival, en pleine semaine d'ouverture, est marqué comme d’accoutumée par une forte présence suisse. Aujourd’hui, l'exposition titanesque d'Annie Leibovitz à la Fondation Luma, dans la Grande Halle du parc des Ateliers. Un road trip en 3000 photos, avec Mick Jagger ou Norman Mailer au volant.
C’est une exposition «off» plutôt que «in». Elle n’est pas pleinement intégrée au programme officiel des Rencontres d’Arles 2017, mais comme elle est proposée sur place, à la Fondation Luma de Maja Hoffmann, c’est tout comme. Grâce à son Programme d’archives vivantes, Luma a acquis le vaste fonds d’Annie Leibovitz, en particulier les premières années professionnelles de la photographe américaine.
Annie Leibovitz a commencé très jeune, alors qu’elle était encore étudiante à l’Ecole d’art de San Francisco, à travailler pour le magazine Rolling Stone. Influencée par Cartier-Bresson et Robert Frank, elle prend la route en compagnie des ténors du Nouveau Journalisme (Hunter S. Thompson, Tom Wolfe ou Norman Mailer). «J’avais un cadre rectangulaire en guise de regard, complètement obsédée par le désir de prendre des photos», racontait Annie Leibovitz jeudi soir dans le Théâtre antique d’Arles, où elle projetait ses images.




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