Comment les USA dopent leur économie

Publié le 18 août 2023

Le président Biden lors de son discours sur l’Etat de l’Union, le 7 février dernier, à Washington D.C.. – © The White House – source officielle

Pas sûr que les Européens aient pris toute la mesure des efforts actuels du gouvernement Biden pour transformer l’économie de leurs concurrents. «Les Echos» font le point. Avec un plan (IRA, Inflation Reduction Act) prévoyant un investissement de 370 milliards de dollars sur dix ans pour engager la transition énergétique, présenté à l'époque comme un remède à l'inflation galopante.

Reparti en campagne électorale pour la présidentielle de novembre 2024, Joe Biden voudrait maintenant renommer sa loi: «Je regrette de lui avoir donné ce nom parce qu’il s’agit moins d’inflation que de générer de la croissance économique». En clair un subventionnent massif des entreprises novatrices et celles qui s’installent aux Etats-Unis, en provenance d’Europe surtout, pour profiter d’un coût plus bas de l’énergie. Une priorité est désignée: fabriquer sur place les nombreux composants électroniques aujourd’hui importés d’Asie.

Joe Biden, engagé dans la campagne électorale, proclame ses succès: «l’inflation a baissé de deux tiers, nous avons créé 13 millions d’emplois en deux ans et 800’000 emplois dans l’industrie manufacturière». Et le chômage, à 3,5% de la population active, est «le taux continu le plus bas depuis 55 ans».

Le hic, c’est que les Américains ont peine à se laisser convaincre. Seuls 41% des Américains approuvent l’action du président à la tête du pays, quand 54% en sont mécontents, selon Real Clear Politics. Le bilan purement économique de Joe Biden est encore plus mal jugé, avec vingt points d’écart entre les critiques et les satisfaits (58 % contre 38%). En outre le retard dans l’entretien et le développement des infrastructures est patent: routes, ponts, bâtiments publics…

L’opposition réagit vivement au satisfecit présidentiel. Avec des taux d’intérêt élevés et une dégradation de la note de crédit des Etats-Unis par l’agence financière Fitch, les républicains tirent maintenant à boulets rouges sur l’emballement de la dette fédérale, qui tutoie les 100% du PIB.

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