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Les Etats-Unis giflent l’Europe et font bande à part
Sismique et déroutante, la nouvelle stratégie de sécurité américaine marque une rupture historique. Après un exercice d’introspection critique, Washington opte pour un repli stratégique assumé, redessine sa doctrine autour des priorités nationales et appelle ses partenaires — surtout européens — à une cure de réalisme. Un tournant qui laisse l’Europe sonnée et démunie.

Les BRICS futures victimes du syndrome de Babel?
Portés par le recul de l’hégémonie occidentale, les BRICS — Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud — s’imposent comme un pôle incontournable du nouvel ordre mondial. Leur montée en puissance attire un nombre croissant de candidats, portés par la dédollarisation. Mais derrière l’élan géopolitique, l’hétérogénéité du groupe révèle des fractures historiques, économiques et stratégiques qui interrogent la viabilité d’un projet commun.

USA–Chine: des humanismes complémentaires
Le 12 août 2025, le département d’Etat américain a publié son rapport sur les pratiques en matière de droits humains en Chine pour l’année 2024. Cinq jours plus tard, le 17 août, le Bureau d’information du Conseil d’Etat de la République populaire de Chine publiait à son tour son propre rapport sur les droits humains aux Etats-Unis en 2024. Que révèle la comparaison de ces documents?

La fin de l’idéologie occidentale du développement
Le démantèlement de l’USAID par Donald Trump marque plus qu’un tournant administratif: il révèle l’épuisement d’une idée. Celle d’un développement conçu par et pour l’Occident. Après des décennies d’aides infructueuses et de dépendance, le Sud s’émancipe, tandis que la Chine impose son modèle: pragmatique, souverain et efficace.
USA out, Europe down, Sud global in
Le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai et les célébrations qui se sont tenus en Chine cette semaine témoignent d’un nouveau monde. L’Europe n’en fait pas partie. A force de pusillanimité, d’incompétence géopolitique et à trop jouer la carte américaine, elle a fini par tout perdre. Pourtant, elle persévère dans l’aveuglement.

La loi du plus fort, toujours
Le mérite de Donald Trump est d’éclairer d’une lumière crue, sans fioritures, la «loi du plus fort» que les Etats-Unis imposent au monde depuis des décennies. La question des barrières douanières est le dernier avatar de ces diktats qui font et firent trembler le monde, au gré des intérêts de l’Oncle Sam.

Chine-Russie: le nouvel axe du monde est là pour durer
Dans la mythologie chrétienne et nombre de religions, l’Axis Mundi est le centre sacré de l’univers, le moyeu autour duquel les différentes parties du monde s’ordonnent et trouvent leur place. Ce rôle était tenu jusqu’ici par l’Occident incarné par le binôme Europe-Etats-Unis. Il a désormais basculé vers l’Asie, autour de l’axe Chine-Russie et des BRICS.

Chongqing, la ville-monde que le monde ne veut pas connaître
Première entité urbaine du monde, cette ville du sud-ouest de la Chine en est aussi la première métropole industrielle. On y fabrique voitures, motos, laptops ou encore smartphones, et on y maîtrise parfaitement l’intelligence artificielle. Si un mur d’ignorance sépare l’Occident de Chongqing, et aussi un peu de sinophobie, la technologie qui s’y développe est tout à fait de pointe. Reportage.

Bienvenue dans l’ère post-libérale!
Face à ses adversaires divisés, Trump a beau jeu de les jouer les uns contre les autres, comme il vient de le faire en gelant soudainement son projet de taxes douanières pour mieux cibler la Chine. Mais ce revirement de situation momentané n’y change rien: nous sommes résolument entrés dans une nouvelle ère, post-libérale sur tous les plans, économique et commercial, mais aussi politique, moral et métaphysique.

La Libération selon Donald Trump
Dans un monde où la globalisation semble perdre de son influence, les nations se replient sur elles-mêmes, préférant un protectionnisme croissant. Des barrières commerciales se dressent, non seulement à l'initiative des Etats-Unis de Trump, mais aussi d'autres pays comme le Mexique, l'Europe ou la Chine. Ce phénomène n'est plus temporaire, mais se structure et façonne la nouvelle économie mondiale.

L’Amérique du Sud préfère la Chine
L’Argentine, le Brésil ou encore le Pérou exportent chaque année davantage de produits en direction du marché chinois au dépend des Etats-Unis, explique «Zonebourse».

La stratégie du choc de Donald Trump
Le blocage des fonds de l’USAID, lundi dernier, a semé la panique chez les bénéficiaires de l’aide au développement américaine. Il illustre surtout de façon spectaculaire la méthode du «choc et de la stupeur» pratiquée par Trump. A l’inverse, Russes et Chinois semblent opter pour une approche plus souple, plus horizontale surtout. Reste maintenant à savoir quel camp sera le plus efficace.

Le boom des exportations chinoises
Malgré les tentatives occidentales pour limiter les importations de produits chinois, le volume de celles-ci a augmenté de 40% en 5 ans, expliquent nos confrères des «Echos».

Nouvelles du Qinghai et du Xizang (Tibet)
La prochaine fois que vous irez à Lhassa, n’oubliez pas d’y visiter le musée d’Art moderne. Grimpez les escaliers souvent étroits et raides du Palais Blanc et du Palais Rouge du Potala, brûlez une chandelle de beurre de yack devant l’un des milliers de bouddhas peints du Jokhang. Ils sont à Lhassa ce que Versailles et Notre-Dame sont à Paris. Vous y découvrirez une facette radicalement nouvelle de la province autonome du Tibet, ou plutôt du Xizang, comme elle s’appelle officiellement.

Comment les BRICS réinventent le monde
Les BRICS s’apprêtent à tenir leur prochain sommet les 24 et 25 octobre prochain à Kazan, en Russie. Désormais au nombre de neuf, depuis l'admission en début d'année des Emirats, de l'Egypte, de l'Ethiopie et de l'Iran, ce sommet devrait enregistrer les candidatures de la Turquie, de l’Azerbaïdjan, du Venezuela, de la Malaisie et de la Thaïlande en plus de la trentaine de pays qui ont manifesté leur intérêt pour rejoindre l'organisation. Les BRICS sont en train de réinventer l'ordre mondial. Ils ont désormais les moyens de le faire pour au moins trois raisons.

La Chine, championne du monde de la transition énergétique
Longtemps sommée de se mettre au diapason des efforts occidentaux vers la transition énergétique, la Chine apparaît désormais comme le champion toutes catégories. Voitures électriques, énergie éolienne, panneaux solaires: production, installation et innovations suivent à un rythme effréné. La réponse de l'Occident? Des droits de douanes augmentés, quand les efforts devraient être collectifs et concertés.


