armement

L’ankylose mentale du pouvoir
Alors que les guerres se prolongent et changent de visage, la Suisse persiste dans des choix militaires contestés et coûteux: retards de livraison, impasses technologiques, dépendance aux fournisseurs américains, etc. Au Département fédéral de la défense, l’heure ne semble pas à la remise en question. Plutôt l’inverse. Quant à son chef, Martin Pfister, sa formation d’historien devrait le rendre particulièrement attentif aux bouleversements actuels. Or, s’il l’est, il le cache bien.

En faveur d’une Europe réconciliée, de l’Atlantique à l’Oural
Face aux tensions géopolitiques, l’Europe doit choisir entre l’escalade durable ou une nouvelle architecture de paix. Au-delà des logiques d’affrontement, une réconciliation avec la Russie, telle que la défendaient déjà De Gaulle et Churchill, offrirait une alternative à la fragmentation actuelle. Bien qu’elle puisse sembler utopique, cette perspective mérite réflexion, car elle contribuerait à la stabilité et la sécurité du vieux continent.

Pacifistes, investissez dans l’armement!
Le journal suisse alémanique «SonntagsZeitung» n'a aucun scrupule: dans sa rubrique Argent, il recommande désormais, avec un certain enthousiasme, d’acheter des actions dans le secteur de la défense… lequel contribue à la paix, selon certains financiers.

Les fantasmes des chefs de guerre suisses
Il arrive que le verrou des non-dits finisse par sauter. Ainsi on apprend au détour d’une longue interview dans la NZZ que le F-35 a été choisi pas tant pour protéger notre ciel que pour aller bombarder des cibles à des centaines, des milliers de kilomètres de la Suisse. En clair: pour se joindre de facto à l’OTAN dans un conflit généralisé. Qu’il en a rêvé, de cet avion, le commandant de l’aviation Peter Merz, surnommé Pablo par ses potes…
La Suisse ne dit pas non aux armes nucléaires
Hiroshima, qui commémorait le 6 août les 80 ans de la bombe atomique, appelle le monde à abandonner les armes nucléaires. Mais les Etats sont de moins en moins enclins à y renoncer.

Le fétiche des armes
Des milliards et des milliards en plus pour l’armement. Tous les Etats européens ou presque veulent faire exploser leurs budgets militaires. Pour quels types de défense? pour quelle efficacité? Ils n’en savent rien mais croient dur comme fer que c’est pour leur bien. Cette fortune fantasmatique, c’est leur fétiche.
La folie internationale de l’armement en chiffres
2024 a été marquée par une augmentation sans précédent des dépenses militaires, la plus haute depuis la fin de la guerre froide. Environ 80 % des dépenses ont été effectuées par 15 pays et plus de la moitié par ceux de l'OTAN. En tout, 2700 milliards de dollars ont été dépensés pour l’armement, alors que 17 milliards suffiraient à mettre fin à la crise alimentaire mondiale.

Réapparition des mines antipersonnel dans l’Union européenne
La convention d’Ottawa (1997) a laissé croire à la prochaine éradication des mines antipersonnel, redoutables armes à bas coût qui tuent et mutilent les civils par millions. Cet espoir d'éradication pourrait toutefois s’évanouir si certains Etats membres de l’Union européenne, frontaliers de la Russie, venaient à dénoncer la convention comme ils en ont exprimé la volonté.

Vérité, droit, justice ne sont plus du côté d’Israël
«La seule démocratie du Moyen-Orient», «l’armée la plus morale du monde», combien de fois n’a-t-on pas entendu ces éléments de langage dans la bouche des thuriféraires de l’Etat d’Israël et des pourfendeurs de l’antisémitisme, toujours prompts à dégainer la Shoah et les bons sentiments lorsqu’il est question de légitimer l’occupation illégale de territoires, les bombardements indiscriminés de civils, les assassinats de responsables étrangers commis par les autorités israéliennes?

La France et la Serbie: le gangster et la prostituée
Lors de sa deuxième visite d'Etat en Serbie fin août, le président Macron a confirmé la vente de douze chasseurs Rafale à Belgrade. Cette visite illustre une vieille vérité énoncée par Stanley Kubrick: «Les grandes nations se sont toujours comportées comme des gangsters, et les petites nations comme des prostituées».

«L’argent n’est pas le nerf de la guerre»
Ces derniers mois la conseillère fédérale Amherd a tenté à trois reprises d'étoffer les finances de l’armée à hauteur de 15, 18, puis 10 milliards de francs. A quoi bon? Contre l’opinion commune, il y a 500 ans déjà, Machiavel avait affirmé que l’argent n’est pas le nerf de la guerre. Non pas pour provoquer, mais pour souligner comment les pauvres gens se faisaient plumer par le biais d’une organisation de l’Etat qui servait l’intérêt des plus riches. Prenons-en de la graine.

Merci à l’OTAN!
L’image doit illuminer le visage de Madame Viola Amherd et frétiller d’aise son commandant en chef Süssli: six hélicoptères de combat américains sur l’aérodrome de Payerne. Leurs pilotes, est-il dit, sont venus entraîner leurs petits camarades suisses et s’exercer eux-mêmes en haute montagne.

Les fabricants d’armes allemands n’ont jamais gagné autant d’argent
Nos confrères du magazine italien «L’Espresso» expliquent comment l’Allemagne a recommencé à investir massivement dans l'industrie militaire. Pas uniquement pour armer l’Ukraine: pour se retrouver en position de force dans la future défense européenne.

La guerre, une bonne affaire?
La guerre est-elle une bonne affaire? A voir la multiplication des conflits ces derniers temps, on pourrait le penser. La réalité, comme on peut l'imaginer, est différente. La réponse tient en quatre mots: ça dépend pour qui.

Euphorie chez les fabricants d’armes
Le monde va mal? Pas pour tout le monde. Lors de la foire aux armements (DSEI) qui s’est tenue à Londres du 9 au 12 septembre, tous les exposants avaient le sourire. Notre site ami Infosperber raconte et rapporte la dépêche de Reuters: «L’entrée de la Russie en Ukraine et les tensions fortement accrues autour de Taiwan et de la Corée du Nord ont provoqué une montée d’adrénaline chez les fournisseurs d’armes.»

Les USA préparent un essaim de drones
Le site Bloomberg révèle que le département de la Défense des Etats-Unis se prépare à compléter son armement. Au vu de ce qui se passe en Ukraine mais surtout en prévision de tensions belliqueuses avec la Chine. Ses experts disent qu’il faut maintenant passer à des armes «plus petites, meilleur marché, plus faciles à utiliser». Les avions, les tanks, les canons, c’est cher, c’est lourd, cela demande de longs entrainements. Vivent donc les drones!



