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Réapparition des mines antipersonnel dans l’Union européenne

Par André Larané · Publié le 9 mai 2025 · 10 min de lecture

Réapparition des mines antipersonnel dans l’Union européenne
Une mine-antipersonnel russe PMN-4 trouvée près de la frontière biélorusse.

La convention d’Ottawa (1997) a laissé croire à la prochaine éradication des mines antipersonnel, redoutables armes à bas coût qui tuent et mutilent les civils par millions. Cet espoir d'éradication pourrait toutefois s’évanouir si certains Etats membres de l’Union européenne, frontaliers de la Russie, venaient à dénoncer la convention comme ils en ont exprimé la volonté.

Sommaire

La Première Guerre mondiale, entre autres innovations meurtrières, a vu le développement de mines sous-marines et aussi et surtout de mines terrestres: des engins explosifs dissimulés dans le sol et destinés à freiner la progression des fantassins et des engins.

Après la Seconde Guerre mondiale, les mines antipersonnel, qui explosent au contact d’un être humain, ont été utilisées à grande échelle dans la plupart des conflits, de la Corée au Mozambique en passant par les pays de l’ex-Yougoslavie, entraînant des morts et des mutilations par millions, longtemps encore après la fin des combats.

Un succès diplomatique sans précédent pour les ONG

En 1992, différentes ONG (Handicap International, Human Rights Watch, etc.) ont lancé une campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnel (ICBL selon le signe anglais). Leur action a été coordonnée par une enseignante américaine, Jody Williams. Elle a aussi bénéficié de l’engagement très actif du ministre des Affaires étrangères canadien Lloyd Axworthy.

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