Les femmes aussi font de la politique, vous savez…


Réponse à Gabriel Bender, sociologue et écrivain.
Dans une réplique à un article que j’ai écrit pour le site de l’hebdomadaire français Marianne, paru le 2 mars, intitulé «Révolution féministe intersectionnelle en cours à la télé suisse», Gabriel Bender, sociologue et écrivain, s’empresse de défendre l’action politique entreprise par des femmes de la RTS suite aux révélations du Temps sur des faits de harcèlement présumés.
Si j’étais une femme, je pourrais voir dans cet empressement une forme de mansplaining, cette habitude qu’ont certains hommes d’expliquer sur un ton docte à des femmes ce qu’elles sont tenues de comprendre. Un mansplaining en mode solidaire, bien sûr. Je serais même tenté d’y voir un peu plus que cela: un manembracing virant au manembarrassing. Autrement dit: une défense à ce point appuyée qu’elle en devient gênante.
Gabriel Bender a le zèle du converti. Du converti au féminisme. C’est l’impression qu’il donne. Comme s’il devait montrer, à lui-même et au monde, qu’il est du bon côté. Celui des dominés, en l’occurrence des dominées. Militantisme et sociologie – sa discipline – ne font plus qu’un dans un certain nombre de domaines de recherche. En première année de «socio», on apprenait pourtant à distinguer le discours de l’acteur de celui de l’observateur.




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