Après le confinement, sus au tourisme de masse!

Publié le 9 juillet 2020

La fontaine de Trevi à Rome, où des millions de visiteurs se pressent chaque année pour faire un vœu. – © DR

Trouver un équilibre entre les indispensables recettes du tourisme, pour les régions concernées, et les terribles dommages environnementaux et sociaux causés par l'afflux de visiteurs, voilà un défi à notre portée pour tenter, malgré tout, de changer un peu nos habitudes.

Le 30 juin, pour célébrer la fin des restrictions sanitaires, des dizaines de milliers de pragois se sont réunis sur le pont Charles pour un dîner géant. D’habitude, il n’y a personne d’autre que des touristes, qui se comptent en millions, sur le monument emblématique de la capitale tchèque. Et les participants au dîner étaient ravis de se «réapproprier» leur ville. 

On a aussi vu dernièrement des manifestations de Vénitiens «touristophobes» scander «les touristes sont un virus». La ville compte bien interdire aux paquebots géants, responsables de plusieurs accidents et de la dégradation du paysage, de revenir déverser des milliers de touristes dans ses rues et ses canaux. 

Oui, le tourisme de masse est une catastrophe (humaine, environnementale, immobilière, esthétique). On le savait, on en est désormais totalement convaincus, après avoir vu les villes vidées de leurs touristes et les dauphins nager dans le Grand canal de Venise. Marcher au milieu de la route sur les Champs Elysées en pleine journée, pour un Parisien, cela n’a pas de prix, et on y prend goût. 

A l’heure où les frontières de l’Union européenne rouvrent et avant que tout redevienne «comme avant», le tourisme de masse est de plus en plus pointé du doigt. Et son principal catalyseur, la plateforme Airbnb.

Le tourisme, bien sûr, est une manne financière dont nombre d’Etats ne sauraient se passer. Les images de Dubrovnik sans âme qui vive ont quelque chose d’inquiétant, quand on sait le poids que pèse le tourisme dans l’économie...

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