#EstoNoHaTerminado: au Chili, ce n’est pas fini!


Le récent remaniement ministériel n’a pas calmé l'explosion sociale qui secoue le Chili. Elle a révélé la vulnérabilité d'un système qui peut se targuer d'une certaine réussite, mais qui a surtout permis de concentrer la richesse dans quelques familles. La grande majorité des Chiliens ne parvient plus à nouer les deux bouts. Aussi le peuple exige la mise en place d'une Assemblée constituante et la démission du Président Sebastián Piñera, dont la cote de popularité a chuté à 14%. Témoignages de Chiliens en colère.
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Levée du couvre-feu, 5 ministres remplacés et la promesse d’un «grand dialogue national»: les mesures annoncées lundi par le président chilien Sebastian Piñera n’ont pas suffi à calmer une population survoltée: 10 000 personnes se sont à nouveau réunies à Santiago et exigé sa démission. Une grève nationale est prévue pour aujourd’hui.
Quelques jours avant l’explosion sociale, Piñera définissait le Chili comme «une véritable oasis dotée d’une démocratie stable». Une image déjà sérieusement érodée le 6 octobre, lorsque le gouvernement a annoncé l’augmentation des tarifs des transports publics de 800 à 830 pesos (environ 30 centimes de francs suisses). Après une première augmentation en janvier, le gouvernement espérait que la mesure passerait à nouveau sans heurts. C’est alors que des usagers de toutes provenances sociales lui ont mis le dos au mur: ils ont refusé de payer leur ticket de métro.
Le 18 octobre, le chaos éclatait dans la capitale: affrontements et incendies ont entrainé la fermeture de toutes les stations de métro.




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