Nous avons tous un Schumacher dans nos romans de famille


Dans son premier livre, intitulé «Schumacher», Romain Buffat combine la magie de la fiction et la grâce d’un style dans l’évocation d’un personnage restituant toute une époque, avec les ingrédients romantiques (ivresse et larmes) d’un premier chagrin d’amour. Ce petit roman l’installant, sans fracas, au premier rang des nouveaux auteurs de nos contrées…
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Si vous en avez soupé des secrets de famille romancés, que les récits de vie de Madame et Monsieur Tout-le-Monde vous ennuient la plupart du temps, et que les théories littéraires prônant le «retour au réel» vous bassinent tout autant, du moins lirez-vous Schumacher avec le plaisir, nimbé d’émotion, que procurent les vraies découvertes.
De fait, le premier roman de Romain Buffat a beau tenir du roman familial, du récit en prise directe avec la plus humble réalité et de ce que Pierre Michon, d’ailleurs cité en exergue, appelait les «vies minuscules», il n’en est pas moins unique par son ton et sa découpe narrative, son charme et la justesse de son regard sur les gens.




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