Entre ciel, terre et eau

S'ouvrir à la surprise de la redécouverte littéraire, artistique; changer de longueurs d’onde, prendre du champ, bref: se montrer in#actuel. Autrement dit, indocile. Une autre façon encore d’aborder l’actualité.
C’est Maurice Chappaz qui parle de «Romandie bleue» à propos du Léman et de Lavaux. Certainement parmi les sites qui ont le plus retenu les peintres, des plus illustres, Bocion, Courbet, Hodler, à la foule des anonymes.
Cette «armée des peintres de vue» qui ne se lassent pas, comme le relève Paul Budry, de reproduire le «site catalogué du cirque de Chillon, l’un des plus beaux et des plus piétinés au monde.» Mais les écrivains ne sont pas en reste, qui se sont pris de passion pour ce coin de terre, de ciel et d’eau. Et je ne parle pas seulement de ceux, pour ne citer que les étrangers, qui y ont habité, les Romain Rolland, Paul Morand, Graham Green, ou qui ont pris pour pseudonyme le nom de l’un de ces bourgs dont Lavaux déroule la chatoyante guirlande, Alice Rivaz, Suzanne Deriex, Jacques Chardonne. Il y a tous les autres, et ils sont nombreux, qui l’ont chanté, l’ont célébré ainsi qu’on le découvre dans l’anthologie qui vient de paraître, prochaine Fête des Vignerons oblige, Vevey et Lavaux vus par les écrivains. Un riche bouquet composé par Michel Moret et illustré de portraits dessinés, plutôt bienvenus, de Claudio Fedrigo.





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