Et si les zigzags des vacances vous conduisaient au Spartano?


Sur les hauts de Marina di Carrare, en Toscane, à l’aplomb des falaises de marbre, se déploie un val suspendu où foisonnent des centaines de sculptures, parfois monumentales, toutes de la main de Mario del Sarto, surnommé le «poète du marbre». Héritier des ouvriers exploités, dits spartani, parfois affiliés au mouvement anarchiste, l'artiste brut est plus connu des «routards» du monde entier que de ses concitoyens…
Sommaire
Un fabuleux Musée de l’art brut, à Lausanne, dont la première collection fut celle de Jean Dubuffet, qui la légua à notre bonne ville, réunit les productions les plus étonnantes de ce qu’on a longtemps appelé «l’art des fous», à proximité de l’art naïf et de l’art populaire, qu’on a reclassé dans la catégorie particulière d’un art non intégré à la «culture» au sens conventionnel ou institutionnel du terme.
Dans l’esprit de Dubuffet, Michel Thévoz, premier directeur du musée lausannois (de 1976 à 2001), a codifié plus précisément les critères définissant, non sans ambiguïtés parfois, ceux-là qu’on peut qualifier d’artistes bruts. Or il me semble que Mario del Sarto participe de cette tribu créatrice, avec cela de particulier qu’il a le savoir-faire d’un artisan-artiste de métier et l’intelligence équilibrée d’un autodidacte cultivé.





Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.