A l’école zurichoise, une laïcité à géométrie très variable


Une famille musulmane vient d’être amendée pour avoir refusé d’envoyer ses enfants chanter des chants de Noël à l’église. Mais l’école de Dietikon (ZH) n’aurait jamais dû obliger les élèves à se rendre dans un lieu de culte, estime Denis Masmejan. La laïcité, ce n’est pas que pour les «autres».
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Où sont-ils? Pourquoi les défenseurs de la laïcité ne se font-ils pas entendre? D’habitude si prompts à réagir, ils restent cette fois silencieux. L’occasion était pourtant en or pour montrer que la laïcité n’est pas à géométrie variable, qu’elle impose aussi de tenir les traditions chrétiennes en dehors du cadre scolaire quand il le faut.
C’est la Neue Zürcher Zeitung qui l’a récemment révélé: des parents musulmans ont été mis à l’amende par les autorités scolaires de la commune zurichoise de Dietikon pour avoir refusé que leurs trois garçons participent à une répétition de chants de Noël dans une église durant les heures d’école. Le père est Suisse, il a fait son service militaire en Suisse et, selon le journal, la famille est bien intégrée. Les parents n’ont pas tiqué quand leurs enfants ont dû apprendre des chants de Noël. Mais quand l’école a imposé à la classe de répéter des chants de Noël à l’église, ils ont dit non. Pas dans une église.
Outrances en perspective
Les autorités scolaires les ont sanctionnés par une amende de 500 francs. Les parents ont laissé passer le délai pour contester la décision et ont ensuite refusé de la payer. Ce n’était pas ce qu’il fallait faire: quand l’affaire est arrivée devant la justice, le tribunal a constaté que l’opposition était arrivée trop tard et a confirmé l’amende, mais sans dire lui-même si oui ou non l’école était en droit d’imposer à ces enfants de se rendre à l’église pour y suivre la répétition.




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