La guerre finie, tôt ou tard, l’Ukraine s’arrimera plus encore à l’Europe. Ce qu’elle souhaite ardemment. Mais sous quel visage? Moderne et démocratique ou dans l’emprise des ultra-nationalistes néo-nazis honorés à Kiev?
L’arrivée parmi nous de ce grand pays, déjà amorcée, porte de bonnes et plus préoccupantes nouvelles au plan économique. A la fois une charge et un atout. La résilience, l’énergie de sa population, sa créativité technologique, son haut niveau d’instruction feront du bien à nos sociétés fatiguées. Mais au plan politique, qu’apportera-t-elle?
Le 25 mai s’est tenu une cérémonie solennelle au cimetière militaire de Kiev en présence du président, de ses ministres et même de l’ex-président Petro Porochenko. Les soldats, en grande tenue, ont mis en terre les restes, rapatriés du Luxembourg, du «héros» Andrii Melnyk, dirigeant de l’OUM, l’Organisation nationaliste ukrainienne alliée des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, qui a participé au massacre des Juifs et des Polonais dans l’ouest de l’Ukraine. Cet héritage est porté aujourd’hui par une partie de la population, surtout à Lviv, très minoritaire mais influente dans l’armée et les sphères gouvernementales. Ce personnage historique sulfureux inaugure ainsi le haut-lieu de la mémoire des héros voulu par Volodymyr Zelensky. Celui-ci précise que, au-delà des idées de cette figure, il salue ainsi un grand patriote. A ce taux-là, à quand le transfert des restes du maréchal Pétain au Panthéon? Lire la suite…