terrorisme

Vous avez dit liberté d’expression?
Soit la liberté d’expression existe, et elle existe pour tout le monde; soit elle est limitée, et elle est limitée pour tous. Où sont ceux qui, comme dans la formule prêtée à Voltaire, seraient prêts à se battre pour laisser dire des opinions qu’ils ne partagent pas?

En quête d’un terroriste suisse
Le documentaire «La Disparition de Bruno Bréguet» du Tessinois Olmo Cerri tire de l'oubli une figure un peu gênante de notre histoire récente. D'une jeunesse à Locarno aux geôles israéliennes et du terrorisme international dans la nébuleuse Carlos à une mystérieuse disparition en Grèce, la dérive de Bréguet pose la question fondamentale de l'engagement et de ses limites. Entretien.

Le 7 octobre a tué l’illusion israélienne
On a vite oublié les attaques du 7 octobre, ce que le Hamas avait d'ailleurs prévu, pour évoquer désormais la contre-attaque israélienne dans Gaza. Il est pourtant nécessaire de comprendre en quoi ces attaques ont fédéré toutes les peurs de la société israélienne, pour en faire le ressort principal de la guerre en cours.
La guerre à l’aveugle
Malgré l’immense émotion devant l’horreur, le suivi fiévreux au jour le jour, le pathétique suspense humanitaire, on peut tenter de prendre un peu de recul. Que veulent les belligérants? Et leurs alliés? Avec quelles perspectives? Dans l’histoire des guerres, la plupart commençaient avec des visées claires de part et d’autre. Plus ou moins réalistes, mais affichées. Pas celle-ci où l’aveuglement prévaut. Le feu croisé des vengeances déborde toute raison. Ce qui augure du pire. Ou peut-être aussi d’un lointain espoir?

La guerre et le désarroi occidental
Nous sommes dans la tempête des émotions. L’horreur de l’attaque du Hamas. Les bombardements massifs et incessants sur une bande de terre minuscule, provoquant des milliers de morts dans une population quasiment privée de tout. Un défilé diplomatique qui ne laisse entrevoir aucun espoir de paix. Le risque, pour nous, ici, est de voir s’installer une routine de l’abomination, son acceptation. Comme cela se produit pour l’Ukraine. Il est aussi, dans le regard immédiat, de perdre de vue les changements géopolitiques que provoque cette tragédie. Car rien ne sera plus comme avant.

La tragédie regardée en face et le dilemme posé à la Suisse
L’incursion du Hamas sur le territoire d’Israël et les atrocités commises soulèvent une énorme vague de colère, d’appels vengeurs. L’impéritie de l’armée et du gouvernement Netanyahou ont provoqué la stupeur. Réactions compréhensibles. En face la destruction et l’étouffement en cours de la bande de Gaza suscite l’horreur. Mais n’est-il pas temps de considérer la tragédie plus froidement, avec un regard sur le passé – comment en est-on arrivé là? – et sur les avenirs possibles de cette région, des pires aux moins désolants? Même loin du sinistre théâtre, nous sommes tous concernés. La Suisse aussi, car elle peut, plus que les autres Européens, jouer un modeste rôle.
La guerre que l’on ne veut pas voir
La violente opération militaire de l’armée israélienne en Cisjordanie occupée, à Jénine et dans son camp de réfugiés a fait plusieurs morts, détruit des maisons et des rues. Cet acte de guerre n’a pas fait les gros titres ni suscité de protestations officielles à l’étranger. Le journal «Haaretz», sous la signature de la grande journaliste Amira Hass, rappelle qu’il s’agit d’une politique de long terme, voulue et soutenue par l’actuel gouvernement et les précédents.

«Des ex-combattants de Daesh descendent vers le Sahel»
Le Sahel est aujourd’hui la région du monde où se concentre le nombre le plus élevé d’attaques terroristes. Des ex-combattants de Daesh et d’Al-Qaïda sont-ils présents dans le Sahel? La stratégie des djihadistes a-t-elle évolué? Entretien à Abidjan avec Lassina Diarra, chercheur spécialiste des mouvements terroristes en Afrique de l’Ouest au Timbuktu Institute, et auteur de plusieurs ouvrages sur la question.

13 novembre 2015, troisième
«Vous n'aurez pas ma haine» de Kilian Riedhof revient sur l'atttentat du Bataclan à travers le prisme du deuil. D'après le récit d'Antoine Leiris, un film d'une justesse et d'une dignité remarquables, qui impose Pierre Deladonchamps comme un comédien de tout premier plan.

Regard sur une guerre de «Novembre»
A peine sorti dans les salles, «Novembre» de Cédric Jimenez nous replonge dans le drame du 13 novembre 2015. Le film se concentre sur les cinq jours d’enquête qui ont suivi les attentats. Cinq jours où les forces de l’ordre ont sué au rythme de la traque. Cinq jours en état d’urgence. Cinq jours en guerre. Une guerre qui n’a fait que commencer. Regard.

Salman Rushdie victime de la mécréance des croyants
«Baisons la main de celui qui a déchiré le cou de l’ennemi de Dieu avec un couteau». Voilà ce que l’on pouvait lire ces derniers jours dans le quotidien iranien «Kayhan» pour «saluer» l’agression criminelle commise par un chiite libanais (que son nom sombre dans l’oubli) vivant à New Jersey contre l’écrivain Salman Rushdie.

Un mur de plus de 700 km de long, 3 fois plus haut que le mur de Berlin
Depuis l'été 2002, les gouvernements israéliens successifs construisent une barrière - souvent avec l'aide de travailleurs palestiniens. Il s’agit d'une clôture électrifiée, mais autour de villes comme Jérusalem ou Bethléem se dresse un mur pouvant atteindre neuf mètres de haut. Avec une route de patrouille pour l'armée, des fossés et des chemins de sable, la zone-tampon peut atteindre 100 mètres de large par endroits.






