neutralité suisse

La neutralité fantôme de la Suisse
En 1996, la Suisse signait avec l’OTAN le Partenariat pour la paix, en infraction à sa Constitution: ni le Parlement ni le peuple ne furent consultés! Ce document, mensongèrement présenté comme une simple «offre politique», impose à notre pays des obligations militaires et diplomatiques le contraignant à aligner sa politique étrangère sur celle de l’OTAN. Une décision qui, depuis lors, fragilise sa neutralité et sa souveraineté.

La neutralité suisse à l’épreuve du numérique
Face à la domination technologique des grandes puissances et à la militarisation de l’intelligence artificielle, la neutralité des Etats ne repose plus sur la simple abstention militaire : dépendants numériquement, ils perdent de fait leur souveraineté. Pour la Suisse, rester neutre impliquerait dès lors une véritable indépendance numérique.

Le déclassement géopolitique de la Suisse est-il irréversible?
Même s’il reste très aléatoire de faire des prévisions, il est légitime de se demander aujourd’hui ce que nos descendants penseront de nous dans 50 ans. A quoi ressemblera la Suisse dans un demi-siècle? A quoi ressembleront l’Europe et le monde?

Le Conseil national suisse au service de la propagande de guerre étrangère
La tradition humanitaire de la Suisse est en grand danger. Pendant des décennies, elle a joui d'une réputation d'impartialité dans la fourniture de l'aide nécessaire sur le terrain.Au milieu d'une tragédie évidente à Gaza, le Conseil national – 99 personnes plus 7 «indécis» – a refusé de voter l'aide d'urgence promise à une population civile meurtrie.

La nation inutile
L’autre jour, je mangeais avec des Chinois. Des représentants du gouvernement. A un moment du repas, un gaillard très sympathique, visiblement le plus capé de ce groupe très hiérarchisé, se tourna vers moi et me confia: «Mais si vous n’êtes plus neutre, quel est notre intérêt à discuter avec vous? Vous allez devenir le Luxembourg plus les montagnes et les montres.» Est-ce le chemin que nous prenons?

L’Occident, bras armé de la démocratie?
En marge du festival de Locarno, le journaliste Frank A. Meyer réunit des personnalités politiques et des intellectuels, venus surtout d’Allemagne, et attribue un «Prix européen de la culture politique». Cette année au ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, et à son épouse Anne Applebaum. En présence de la présidente de la Confédération, Viola Amherd. L’occasion de vibrants discours à la gloire de «l’Occident», mis au défi à travers le monde. Vaste sujet qui donne à réfléchir.
Le sabordage de la neutralité sape la Genève internationale. Mais Genève se tait
En décidant de s'aligner sur les sanctions unilatérales américano-européennes contre la Russie en février 2022, alors qu'il avait toujours prétendu ne vouloir appliquer que des sanctions entérinées par les Nations Unies et ancrées dans le droit international, le Conseil fédéral a porté un rude coup à la neutralité et à la Genève internationale. Mais à Genève, personne n'a bronché. Voici pourquoi.

Frénésies guerrières
Les bombes continuent de tuer, ici et là. Et nous, dans le joyeux printemps, subissons le feu roulant des informations. On s’y habitue. Plus grand monde ne parle de paix. Les discours s’enflamment: il faut des armes, toujours plus d’armes. Dans le sillage des Etats-Unis, l’Europe, France en tête, n’en finit pas de nourrir l’hubris belliqueuse. La Suisse aussi.

Un éléphant, ça trompe énormément… La Russie, la Suisse et la neutralité.
C’est un évènement qui est probablement passé inaperçu en Suisse romande. Mais il fut suffisamment rare pour mériter d’être rapporté de ce côté-ci de la Sarine. Le 22 mars 2024, lors d'une soirée organisée sous l’égide du parti Aufrecht Schweiz(1), on pouvait entendre trois intervenants s’exprimer sur le sujet suivant: Russie - Suisse - Neutralité.
Bonne nouvelle pour Simon-Pierre, il va retrouver ses camarades au sauna
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Depuis que Slimane a pris ses distances avec lui, il ne voyait plus la vie en rose. D’autant que l’actualité lui semble morose, avec de mauvaises nouvelles concernant l’état mental de Jean-Marie Le Pen et la pollution en Suisse. Sans compter que l’amante de Prune peut devenir violente, Simon-Pierre en a fait les frais. Mais l’idée d’être à nouveau nu avec ses camarades le rassérène.

Le chef de l’armée suisse patauge
L’idée de M. Ignazio Cassis, la convocation d’une «conférence de paix» sans la Russie, sur la base des revendications de l’Ukraine, est aux oubliettes. Sous la risée générale. Ses diplomates tentent d’amortir le choc de cette violation de la neutralité, assurent maintenir tous les contacts. Sans espoir de rétablir avant longtemps la réputation de «facilitatrice de paix» qu’eut longtemps la Suisse. Mais les gaffes continuent de s’accumuler.

La diplomatie suisse déboussolée
Où placer la Suisse sur la carte géopolitique en mouvement? Bien peu de pays s’en soucient. Et nous? Dans le bleu. Les initiatives de Ignazio Cassis et ses prises de position tapageuses commencent à susciter le malaise. Quant à Viola Amherd, sa dérive pro-OTAN et la gabegie de sa gestion de Ruag apparaissent de plus en plus consternantes.

La météo automnale ravit Nadège et la conforte dans ses convictions
Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Elle a un peu froid aux pieds, une preuve pour elle que le réchauffement climatique est une fadaise. Sinon, Nadège est très contente du résultat du match de football qui a opposé la Suisse et Israël. Par contre, les attaques islamo-wokistes contre l’industrie du tabac la fâche et la persuade de continuer le combat contre les fléaux qui menacent la civilisation occidentale.

Vous voulez la paix, nous attendons la vengeance
La vengeance. C’est le sentiment peu avouable qui m’a saisie aux premières heures du 7 octobre, et qui, les images et les réactions affluant, ne me quitte toujours pas.
Lecteurs et lectrices de «Bon Pour La Tête», il ne vous a pas échappé que nombre de nos articles, depuis l’attaque du Hamas sur Israël, concernent les perspectives de paix. Il en était de même dès le début de la guerre en Ukraine. Je suis française, et cela ne cesse de m’étonner.

Niall Ferguson: «La Suisse tirera profit de sa neutralité à l’avenir»
Le «Tagesanzeiger» a rencontré l’historien britannique et auteur de plusieurs best-sellers Niall Ferguson à Zurich. Le titre de l’article donne le ton: «Les USA, avec leur direction sénile, me font penser à l’Union soviétique au stade final». Et pour finir il loue la neutralité helvétique.

La majorité des Suisses veulent être neutres face à la Russie et à l’Ukraine
Sondage surprenant de TA-Media. «La Suisse doit être neutre face à la Russie et à l’Ukraine». D’accord? Plutôt d’accord? Pas d’accord? 64% des 1'200 personnes interrogées se déclarent très ou plutôt favorables à la neutralité dans ce conflit. Ce qui contraste fort avec les propos tenus mercredi à la radio romande par l’ambassadeur de Suisse à Kyiv qui a repris mot pour mot, sur tout, sans nuances, l’argumentation du Président Zelensky. Tensions politiques en vue.


