armée

La responsabilité de Staline dans les millions de morts soviétiques de la Seconde guerre mondiale
La victoire, en 1945, de l'Armée rouge, avec une guerre qui a fait plus de 27 millions de morts soviétiques, a permis à Staline, s'étant nommé «généralissime», de parader en uniforme blanc et de passer pour un grand chef de guerre aux yeux du monde entier. Miracle de la propagande. La réalité est assez différente.

La lauréate du prix Nobel de la paix de 1905 s’insurgeait déjà contre la course aux armements
L'augmentation des dépenses militaires et le réarmement ne garantissent pas la paix, bien au contraire. Tel était le message, il y a plus de cent ans, de Bertha von Suttner, pacifiste autrichienne radicale et première femme à recevoir le prix Nobel de la paix.

Quand les soldats n’en peuvent plus
Gouvernements et états-majors suivent avancées et reculs des guerres à distance, sur les cartes. Les hommes au front les vivent dans leur chair, dans leurs têtes, entre la vie et la mort. Quand elles durent arrive un moment où ils sont moins, ou plus du tout enflammés par les discours belliqueux. Ils commencent à s’interroger sur le sens de leurs sacrifices. Nombre d’appelés préfèrent se cacher, quitter leur pays. C’est le cas en Ukraine. Et, dans une moindre mesure, en Israël.
«Pourquoi les chars russes n’envahiront pas la Suisse»
Tel est le titre du livre paru ces jours chez Favre. Son auteur est le conseiller national (PS) Pierre-Alain Fridez, médecin à Fontenay (Jura), membre de la commission de sécurité depuis 2011. Cet organe composé de représentants politiques, d’experts, de militaires, choisis pour s’aligner sur le dogme dominant. Il vient de la quitter, en opposition aux thèses de la conseillère fédérale Viola Amherd. L’ouvrage apporte un regard large, dûment documenté sur les menaces, réelles et non fantasmatiques, que doit affronter la Suisse.

«L’argent n’est pas le nerf de la guerre»
Ces derniers mois la conseillère fédérale Amherd a tenté à trois reprises d'étoffer les finances de l’armée à hauteur de 15, 18, puis 10 milliards de francs. A quoi bon? Contre l’opinion commune, il y a 500 ans déjà, Machiavel avait affirmé que l’argent n’est pas le nerf de la guerre. Non pas pour provoquer, mais pour souligner comment les pauvres gens se faisaient plumer par le biais d’une organisation de l’Etat qui servait l’intérêt des plus riches. Prenons-en de la graine.

«Quand on aime on ne compte pas»
Et quand on aime la guerre encore moins! Fêtant ses 75 ans d’existence, l’OTAN a multiplié les déclarations que l’on jugera fermes ou belliqueuses à l’endroit de la Russie et de la Chine, réaffirmé son soutien total à l’Ukraine en attendant son adhésion. Et une injonction forte à tous les Etats occidentaux: dépenser au minimum 2% du PIB pour la défense. Que les non-membres mais proches, comme la Suisse, en prennent de la graine. On est encore loin de cet objectif atlantiste avec 0,7%. Notre ministre Viola Amherd n’aime pas la guerre mais l’OTAN, c’est son grand flirt. Et la valse des milliards est donc promise à s’accélérer. D’autant plus qu’une grosse tuile, dont on a peu parlé, vient de tomber sur nos avions.

Plus d’argent pour l’armée mais pas de politique de sécurité
De l'UDC au PS, les critiques contre les dépenses faramineuses investies dans la défense se multiplient. D'autant que selon le «Tages-Anzeiger», Viola Amherd prend le Conseil fédéral par surprise avec un plan secret à 10 milliards de francs pour l’armée, un emprunt remboursable dès 2045. La proposition irrite certains de ses collègues. Des voix s'élèvent pour davantage de cohérence, de vision à long terme... et moins de complaisance pour les lobbies.

L’armée des communicants
La «Neue Zürcher Zeitung», peu encline à critiquer l’armée, a cette fois la dent dure. Ses journalistes ont constaté avec quelque irritation que le Département de la Défense emploie 95 personnes à plein temps pour sa communication. Le double d’il y a dix ans. Trois de plus cette année. Aucun autre département n’occupe une telle ribambelle.

Le Royaume-Uni gagné par l’angoisse d’un conflit total
«Le Monde» se fait l’écho d’une panique qui monte au Royaume-Uni. Plusieurs haut gradés de l’armée britannique et des spécialistes de la défense l’affirment: s'il se déclarait demain un conflit militaire d'ampleur, le pays serait incapable d'y faire face. Son armée serait dans un état «préoccupant». Parmi les pistes d’amélioration et de préparation à la guerre, le rétablissement de la conscription, suspendue en 1960, est évoqué.

Irak-Syrie: les Américains renforcent leur présence
L’émission «Tout un monde» de RTS la Première a donné la parole à une journaliste établie à Bagdad depuis plusieurs années, correspondante de divers médias francophones. Anne-Sophie Le Mauff révèle une opération secrète en cours depuis quatre mois, dont les médias ne parlent pas.

La France quitte à son tour le Niger, conspuée par une foule qui n’en veut plus
La France voulait faire du Niger la vitrine de sa nouvelle politique africaine. Emmanuel Macron a résisté deux mois aux injonctions de la junte militaire au pouvoir exigeant le départ des troupes françaises. Avant de jeter piteusement l’éponge dimanche dernier.

Clap de fin pour la présence militaire française en Afrique?
Les forces militaires françaises stationnées de manière permanente ou ponctuelle sur le continent africain sont de plus en plus contestées par des populations jeunes, qui refusent qu’un tel «anachronisme colonial» puisse subsister plus de 60 ans après l’indépendance de leurs pays. S’agit-il pour autant d’une «deuxième indépendance», selon le narratif des militaires putschistes?

Niger: les trous de l’info
Jamais un coup d’Etat en Afrique – il y en eut tant! – n’a provoqué un tel déferlement d’informations. Parce que l’enjeu géostratégique, il est vrai, apparaît de plus en plus clairement. Mais dans tout ce que l’on lit et entend, il y a des trous étranges. Ainsi je ne vois aucune discussion sur la question de la légitimité d’une éventuelle intervention armée contre la junte qui a pris le pouvoir au Niger. Qui serait donc déclenchée, avec l’appui de la France – fort mal prise dans cette affaire –, par la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. Son but officiel? «Promouvoir l'idéal d'autosuffisance collective de ses membres et viser également à créer un grand bloc commercial unique par le biais de la coopération économique». De quel droit une telle association pourrait-elle déclencher une guerre contre un pays dont le gouvernement déplaît soudain?

A Pise, un penchant contesté pour les activités militaires
Au nord de Pise, dans le parc naturel de San Rossore, un projet de base militaire suscite de nombreuses contestations. La région abrite déjà Camp Darby - la plus grande base logistique de l'armée américaine en Europe. Depuis 2008, l'aéroport militaire de la ville est aussi la principale base opérationnelle de l'armée de l'air italienne.

Autoportrait d’un cinéaste israélien en rage
Primé à Cannes l'an dernier, le nouveau brûlot de l'Israélien Nadav Lapid sort discrètement, repêché par un distributeur courageux. Difficile en effet d'aimer ce film malséant et abrasif, véritable cri de désespoir d'un artiste contre l'évolution de son pays sous le pouvoir de Benjamin Netanyahou.

«Ils n’ont jamais donné leur accord pour être de la chair à canon»
Depuis le début de la guerre en Ukraine, les refus de servir émanant de militaires et de représentants des forces spéciales russes se multiplient. Les réseaux sociaux et les médias russes qui diffusent depuis l’étranger font état de plusieurs centaines de cas. Pourquoi et comment ces refus ont-ils lieu?



