
Salman Rushdie victime de la mécréance des croyants
«Baisons la main de celui qui a déchiré le cou de l’ennemi de Dieu avec un couteau». Voilà ce que l’on pouvait lire ces derniers jours dans le quotidien iranien «Kayhan» pour «saluer» l’agression criminelle commise par un chiite libanais (que son nom sombre dans l’oubli) vivant à New Jersey contre l’écrivain Salman Rushdie.
Ce quotidien, l’un des plus anciens d’Iran, n’a rien d’une feuille de chou cuisinée par quelques fondamentalistes égarés. Il est l’émanation de l’Institut Kayhan dont le directeur Hossein Shariatmadari est nommé par le Guide Suprême en personne, l’ayatollah Ali Khamenei. Le patron de Kayhan fait partie du cercle restreint des confidents de l’ayatollah.
Intéressant personnage d’ailleurs, ce Shariatmadari. Il fut l’un des soutiens les plus actifs du président Ahmadinejad, présenté benoîtement comme un conservateur alors qu’il a prôné une version chiite du néofascisme. Lire la suite










