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Une jeune fille brune n’en finit pas  de nous faire retrouver le temps

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Une jeune fille brune n’en finit pas de nous faire retrouver le temps

Le dernier livre de l’auteur belge Michel Lambert, intitulé «L’Adaptation», évoque la préparation d’un film inspiré par «La jeune fille brune», autre roman du grand écrivain serbe Alexandre Tisma, où il est question de la révélation amoureuse d’une seule nuit, donnant lieu à une quête éperdue. Sensualité et mélancolie, sur fond d’âpre réalité, imprègnent ces deux projections romanesques «en miroir» d’une vibrante humanité.

13 mai 2018 7 min de lecture

Les murmures de Lambert Schlechter exorcisent la violence du feu

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Les murmures de Lambert Schlechter exorcisent la violence du feu

Grappilleur sans pareil de savoirs et de sensations, d'émotions et de saveurs, érudit voyageur et poète, jouisseur avéré et mystique mécréant en ses minutes heureuses, l’écrivain luxembourgeois évoque non sans mélancolie, dans son dernier livre, «Une mite sous la semelle du Titien», la nuit de cauchemar où son immense bibliothèque fut la proie des flammes…

6 mai 2018 10 min de lecture

Jean-François Duval fait parler ceux qui s’inquiètent de l’avenir

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Jean-François Duval fait parler ceux qui s’inquiètent de l’avenir

Passeur d’idées et d’expériences humaines, l’écrivain-reporter pratique l’entretien avec autant d’empathie que de compétence, jusqu’au plus pointu de la pensée contemporaine. Deux livres récents nous valent d’extraordinaires rencontres, qu’il s’agisse d’Elisabeth Kübler-Ross en sa retraite d’Arizona, ou de dix-huit personnalités qui ont des choses à dire dépassant la jactance des temps qui courent.

29 avril 2018 7 min de lecture

La vie reste terriblement belle sous la loupe de Pascale Kramer

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La vie reste terriblement belle sous la loupe de Pascale Kramer

Romancière de l’hypersensibilité panique et de l’empathie non sentimentale, Pascale Kramer nous attend au coin du miroir qu’elle promène sur «Une famille». Après «L’implacable brutalité du réveil» et «Autopsie d’un père», notamment, c’est un nouvel électrochoc en douceur…

22 avril 2018 6 min de lecture

L’amour fou du vieil Hodler a revigoré son grand art

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L’amour fou du vieil Hodler a revigoré son grand art

Merveille de reconnaissance lucide que la «Lettre à Ferdinand Hodler» de Daniel de Roulet, qui éclaire les relations fécondes de l’artiste avec sa maîtresse Valentine, le disculpant d’avoir fait de celle-ci un objet. Un livre ancré dans une histoire généreuse de la Suisse créatrice, dans la filiation d’un Alfred Berchtold qui avait bien perçu les multiples aspects, conventionnels ou novateurs, de celui qu’Apollinaire considérait comme «l'un de plus grands peintres de cette époque»...

15 avril 2018 8 min de lecture

Un dandy voyou sur les bords flirte avec une fée sorcière

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Un dandy voyou sur les bords flirte avec une fée sorcière

Le printemps de la poésie est-il plus qu’un gargarisme publicitaire? On voudrait le croire, même si, de tout temps et partout, les vrais poètes ont toujours échappé aux organisations, sublimant toutes les formes avec la grâce jamais perdue de l’enfance et la maîtrise imperceptible du chant. Publiés ces jours à l’écart des réseaux, William Cliff, le voyou dandy, et Sylvoisal, le dandy voyou, nous rappellent aussi bien à l’ordre de l’anarchie lyrique...

8 avril 2018 10 min de lecture

Avant d’euthanasier la mort, prenons un peu le temps de vivre…

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Avant d’euthanasier la mort, prenons un peu le temps de vivre…

Une nonagénaire qui en a ras-le-bol de la vie, un animateur de télé résolu à niquer la mort, le frère lausannois d’un dandy nihiliste notoire découvrant la confession posthume du filou: voilà ce que nous proposent Rolf Lyssy, avec sa tordante Dernière touche, Frédéric Beigbeder dans Une vie sans fin pétillante, et Roland Jaccard en observateur dédoublé de sa propre Station terminale.

18 mars 2018 8 min de lecture

Germinal Roaux et Richard Dindo tendent à la même pureté poétique

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Germinal Roaux et Richard Dindo tendent à la même pureté poétique

Deux films suisses récents d’une comparable qualité d’inspiration et d’expression pourraient valoir, à leurs auteurs, le même titre de poètes de cinéma : Fortuna, de Germinal Roaux, présenté hier soir en première suisse au 16e Festival International du Film et Forum international sur les Droits humains; et Le voyage de Bashô, de Richard Dindo, constituant sans doute son chef-d’œuvre à ce jour, à découvrir (?) au prochain festival de Locarno. L’occasion peut-être de préciser, en période de confusion où tout est qualifié de «poétique», ce qui dépasse ce nouveau cliché…

11 mars 2018 7 min de lecture

Et si Joël Dicker était plus qu’un romancier-à-succès?

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Et si Joël Dicker était plus qu’un romancier-à-succès?

Sous les dehors d’un polar à l’américaine pastichant plus ou moins les séries du genre, le nouveau roman du jeune écrivain «cultissime», captivant autant que le premier et moins convenu que le suivant, cache autre chose qui relève d’une perception plus pénétrante de la réalité tragi-comique de notre monde.

4 mars 2018 10 min de lecture

Monsieur Je-sais-tout a encore deux ou trois choses à désapprendre

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Monsieur Je-sais-tout a encore deux ou trois choses à désapprendre

De Babel à Wikipédia, en passant par les best-sellers du Tout Savoir – signés Yuval Noah Harari ou Michel Onfray – et autres encyclopédies «pour les nuls», notre drôle d’espèce en oublie parfois de réfléchir vraiment sans savoir pourquoi, de rêver, ou de ne rien faire les yeux ouverts...

25 février 2018 9 min de lecture

Avec Fortuna, Germinal Roaux mêle tragédie et poésie

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Avec Fortuna, Germinal Roaux mêle tragédie et poésie

Départ en beauté pour le nouveau film de Germinal Roaux, «Fortuna» présenté ce dimanche à la Berlinale 2018, dans la section Génération, avant de faire l’ouverture du festival des Droits Humains à Genève, à la mi-mars, en présence du Président de la Confédération Alain Berset. Avec un Bruno Ganz très impliqué et rayonnant de force intérieure, et la (magnifique) jeune comédienne, éthiopienne Kidist Siyum Beza, notamment, ce très beau film à double valeur de poème cinématographique épuré, et de tranche de vie bouleversante sur fond de tragédie humanitaire, confirme le très grand talent du réalisateur romand dont c’est le deuxième long métrage, après «Left Foot, Right Foot».

18 février 2018 15 min de lecture