Un dandy voyou sur les bords flirte avec une fée sorcière


Le printemps de la poésie est-il plus qu’un gargarisme publicitaire? On voudrait le croire, même si, de tout temps et partout, les vrais poètes ont toujours échappé aux organisations, sublimant toutes les formes avec la grâce jamais perdue de l’enfance et la maîtrise imperceptible du chant. Publiés ces jours à l’écart des réseaux, William Cliff, le voyou dandy, et Sylvoisal, le dandy voyou, nous rappellent aussi bien à l’ordre de l’anarchie lyrique...
Sommaire
Sans l’enfance et la folie, entre autres composantes non formatées, la poésie ne serait rien qu’une enjolivure verbale creuse, une espèce de jouet de luxe ou de babiole décorative, bref une façon flatteuse de dorer la pilule – et dire que la poésie est partout, autant que dire que nous sommes tous poètes ne fait qu’alimenter le dégobillage de vers creux dont les réseaux sociaux sont noyés par les temps qui courent.
Est-ce dire que la poésie est rare? Oui. Réservée à une élite? Absolument, mais pas du tout celle qu’on croit, car l’aristocratie de la sensibilité traverse toutes les strates sociales et toutes les races.
Doit-elle être accessible à tous? Pas forcément. Hermétique alors? Le moins possible, mais peut-être secrète et mystérieuse. Populaire? Et pourquoi pas? Des foules vibrent aux vers d’Adonis ou de Mahmoud Darwich et des classes entières à ceux de Rimbaud ou de Prévert qu’il faut être un Houellebecq pour trouver con.




Commentaires
Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.