Le nouveau virus parviendra-t-il à éradiquer ce fléau morose, cette lèpre du rituel, cette calamité sociale qu'est la bise généralisée? On est tous avec lui.
Haut les cœurs! Le grand méchant virus qui nous pompe l’air depuis quelques semaines présente au moins deux avantages. D’abord, il offre une occasion inespérée de voir Venise sans touristes. Surtout: il met un frein à la propagation de cette calamité sociale qu’est la bise généralisée.
Une calamité, oui. Lorsque j’en parle autour de moi, tout le monde approuve: on n’en peut plus, on est allés trop loin, y’a plus de plaisir. Embrasser ceux qu’on aime, c’est bien, c’est doux, c’est primordial. Mais smacker à la chaîne des joues de gens que l’on connaît à peine, ça vire à la corvée creuse.






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