Tataki ou le mépris de la RTS pour les jeunes

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D’abord, une exception à la nullité du tableau: la rubrique de la chaîne Tataki, Mon pays, propose des reportages de qualité à l’étranger. Le dernier, sur Daesh en Irak, date d’il y a quelques mois. Les autres remontent à 2, 3, 4 ou 5 ans! Panne ou renoncement à cette ambition? D’ailleurs, dans les autres registres aussi, sur la page d’accueil, la plupart des vidéos proposées remontent à plusieurs années. Que se passe-t-il dans cette rédaction?
Les thèmes des plus récentes interviews, diffusées il y a trois semaines, donnent le ton: «T’as déjà envoyé des nudes?», «Pourquoi les filles vont aux toilettes à deux?», «C’est OK de péter devant son·sa partenaire?» Tout à l’avenant dans les rubrique Entre meufs et Paroles de mecs. Pourquoi pas de telles thématiques si elles se glissaient entre quelques autres préoccupations. Mais non, chez Tataki, on reste quasiment partout dans ce registre. Au ras des frôlements!
Entre 15 et 25 ans, tant de filles et de garçons se tâtent autrement… Ils s’interrogent sur leur formation, leur futur métier, les exigences et les embûches du parcours. C’est l’âge où l’on commence à se confronter au système juridique et politique, aux attraits et aux pièges du commerce. Or, on ne trouve à peu près rien sur ces sujets.
L’audience de Tataki est considérable: en 2024, 2,5 millions d’abonnés sur les diverses plateformes. Mais attention: la grande majorité vient d’autres pays francophones. Le racolage paie — aux frais des payeurs de la redevance! Aucun chiffre officiel, mais...
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