L’aide au suicide, entre compassion, sortie en douceur et business…


Lors de sa dernière assemblée à Zurich, l’association Exit Suisse alémanique a décidé d’entrer en matière sur l’assouplissement des critères d’admission au suicide assisté. Une commission d’étude s’y colle avec prudence et petits pas. Que cela nous dit-il? Qu’avons-nous à en dire? Parlons-en!
Sommaire
De quoi parle-t-on? Et de qui? On parle de la vie et des souffrances parfois extrêmes que certains d’entre nous subissent et qui voudraient y mettre fin, n’étant même plus soulagés par la morphine. Et je vais parler, sans détour, d’un ami qui est passé par là.
Mon ami est prêtre. Il y a quelque temps, il a vécu le martyre dont seule une opération de la colonne vertébrale pouvait le délivrer, au risque d’y rester. Devant le refus du chirurgien d’intervenir, il procéda à ce qu’il appelle lui-même un chantage: soit vous m’opérez, soit je m’adresse à Exit. Un curé octogénaire ralliant une association d’aide au suicide!
Eh bien, le cher homme est aujourd’hui sur pattes, un peu boiteux mais le coeur vaillant et prêt, le cas échéant, à veiller auprès de celle ou celui qui aurait requis sa présence au moment de prendre sa «potion» sous l’égide de l’association.




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