
«Une nouvelle forme de féminicide social»
Le «genre» supplante le «sexe» et l’extrême droite n’est pas la seule à s’en inquiéter: des voix féministes s’élèvent pour dénoncer une évolution qui se fait aux dépens du féminin. Lesbienne militante, Marie-Jo Bonnet alerte dans un livre: les filles vont mal, c’est le symptôme d’une crise culturelle majeure, alimentée par un féminisme doloriste et un transactivisme guetté par la radicalisation.
«Quand j’étais enfant, je rêvais moi aussi de changer de sexe», raconte Marie-Jo Bonnet, co-fondatrice des Gouines rouges dans les années 1970. Dans le livre Quand les filles deviennent des garçons, qu’elle co-signe avec la gynécologue Nicole Athea, la féministe historique française explique que, petite, elle détestait les poupées et portait en cachette les pantalons de ses frères, en proie qu’elle était «à une souffrance indicible devant l’injustice inexplicable de [sa] condition de fille». Lire la suite











