Les tragi-comiques péripéties de la famille Schinken Pochon ///// Etienne, son petit ami, la déçoit un peu tandis qu’un agriculteur de ses connaissances provoque le trouble en elle. Comme toujours, elle sait parfaitement mettre l’actualité politique en perspective et en lien avec les changements sociétaux et sa vie quotidienne. Ayant renoncé à une carrière cinématographique, elle songe à faire du théâtre engagé.
Jacques-André Schinken est professeur d’histoire-géographie, il vote socialiste, il a 56 ans. Nadège Pochon est psychologue, elle vote Vert Libéral, elle a 55 ans. Ils ont deux enfants, Simon-Pierre, 21 ans, étudiant en droit, et Prune, 19 ans, artiste.
Je ne sais pas que penser des paysans. L’Institut de politique économique suisse de l’Université de Lucerne estime que la Confédération leur verse trop de subventions. Moi, je les trouve tout à la fois sympathiques et un peu beaufs. J’en ai déjà vu un qui lançait des cailloux contre un chat, devant sa ferme. C’est comme s’ils n’aimaient que les animaux qu’ils peuvent traire ou manger. Mais l’été passé, j’ai vu le même paysan torse nu sur son tracteur et je l’ai trouvé mignon, musclé et sexy.
Je vais boycotter le Festival de Cannes. Comme Adèle Haenel, je pense que c’est un repaire de violeurs en puissance. Je renonce d’ailleurs à toute carrière dans le cinéma. «Tu en fait déjà bien assez au quotidien», s’est moqué Simon-Pierre, jaloux, qui aurait rêvé tourner en jupette dans Ben Hur avec Charlton Heston. «Dommage. Avec ton physique, tu aurais fait des merveilles dans un film de boules», a libidineusement ri oncle Jean-Michel. Je les déteste.






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