Les avocats genevois sauvent l’honneur du droit


Voici un mois, je déplorais la subversion croissante du droit qui, sous l’influence des manipulations du droit international, des biais des cours internationales de justice, de l’extraterritorialité croissante de droits nationaux tel le droit américain, aboutissait à le tordre pour en faire un simple instrument au service du plus fort...
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J’ignorais alors qu’il y avait, parmi les avocats, des professionnels du droit qui s’inquiétaient aussi de ces dérives. C’est ainsi que l’ordre des avocats genevois, sous l’impulsion de son bâtonnier Me Miguel Oural, a réagi en janvier dernier auprès du ministre de l’Economie, Guy Parmelin, pour dénoncer «les graves atteintes à la garantie d’accès à la justice» et «aux fondements de notre Etat de droit» contenues dans l’ordonnance régissant les sanctions anti-russes décidées suite à la guerre en Ukraine, constatant au surplus qu’il s’agissait «d’une mesure sans précédent».
Il alertait également sur le manque de sécurité du droit généré par l’ordonnance (qui interdit notamment le conseil juridique, et donc le travail d’avocat) en citant par exemple les mesures du 23 novembre 2022 prononcées en milieu de journée et applicables le soir-même, comme s’il s’agissait d’une mesure d’une extrême gravité et urgente.




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