La Suisse, « ventre mou » de l’OTAN ? Les propos controversés de l’ambassadeur Jacques Pitteloud

La rédaction · 5 novembre 2026 à 16:02 · il y a 3 heures · 2 min de lecture

Dans un entretien accordé au Temps, Jacques Pitteloud, ambassadeur suisse à Bruxelles et auprès de l’OTAN, estime que la Suisse constitue un « angle mort » de la sécurité européenne. Il plaide pour un rapprochement avec l’Alliance atlantique, suscitant des critiques parmi les défenseurs de la neutralité.

Selon le diplomate, la Suisse ne devrait pas devenir le « ventre mou » de l’Europe en matière de défense. Il considère qu’en cas de conflit entre la Russie et l’OTAN, le territoire helvétique pourrait constituer une « cible d’opportunité » pour Moscou. Il se félicite également du rejet de l’initiative sur la neutralité, qui aurait, selon lui, compromis la coopération militaire avec l’Alliance.

Dans son livre sur les réseaux de l’OTAN en Suisse, traduit récemment en français aux éditions Zarka,, le journaliste Rafael Lutz conteste cette analyse. À ses yeux, c’est au contraire le rapprochement avec l’OTAN et l’adoption des sanctions contre Moscou qui exposent davantage la Suisse. Il reproche également à l’ambassadeur de minimiser les attaques subies par les partisans de l’initiative sur la neutralité pendant la campagne.

Ces déclarations relancent une question centrale pour la politique étrangère helvétique : jusqu’où la Suisse peut-elle renforcer sa coopération militaire avec l’OTAN sans remettre en cause sa neutralité ?


Lire l’article paru dans Le Temps, le 22 octobre 2026.

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