La vague anti-Macron jusqu’en Polynésie

Bon pour la tête

Par Bon pour la tête · Publié le 5 mai 2023 · 1 min de lecture

La vague anti-Macron jusqu’en Polynésie
Assemblée de la Polynésie française. - CC BY-SA 3.0

Camouflet pour Emmanuel Macron jusqu’en Polynésie, française depuis 1842, à 17’000 kilomètres de Paris. L’élection de ses autorités locales a marqué la défaite du président sortant, Edouard Fritch, 71 ans, entré au gouvernement en 1984 et victime d’une vague de «dégagisme».

Les Polynésiens ont placé en tête la formation du leader indépendantiste Oscar Temaru, 78 ans. Le Figaro explique que ce changement est dû d’abord au mécontentement social. Car l’indépendance, elle, est dans l’air du temps depuis des années, souhaitée par beaucoup dans les discours, mais redoutée au vu des réalités économiques.

Les indépendantistes ont exclu le scénario d’une indépendance rapide, Moetai Brotherson, le nouveau chef du gouvernement, l’entrevoit dans «dix à quinze ans». Les partisans de «l’autonomisation», d’ailleurs déjà largement engagée, sont actuellement majoritaires. Paris soutient avec 1,6 milliards d’euros chaque année ce territoire de 280’000 habitants, dont un sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, dans une société où les prix sont 30% plus élevés qu’en métropole. La seule ressource substantielle est le tourisme. Cette péripétie inquiète la France plus qu’il n’y paraît et d’autres pays la suivent aussi de loin. Car la Polynésie française, avec ses cent îles dispersées sur 2’000 kilomètres, occupe une place géostratégique sensible dans le Pacifique-sud où, avec les Français, Chinois, Australiens et Américains opposent entre eux leurs influences et leurs ambitions.


Lire l’article original.

Commentaires

Les commentaires sont les bienvenus ! Pour préserver la qualité des échanges, merci de respecter notre charte des commentaires.

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire

À lire aussi

L’Union européenne, dernier refuge de ceux qui la détestent

GéopolitiqueCourrier des lecteursLibre

L’Union européenne, dernier refuge de ceux qui la détestent

Longtemps cible favorite des partis populistes, Bruxelles pourrait devenir leur meilleur atout. À l’approche de la présidentielle française de 2027, Marine Le Pen ne parle plus de quitter l’Union, mais de la transformer de l’intérieur. Et si, face à Washington et à Moscou, l’extrême droite européenne finissait par troquer la préférence nationale contre la préférence européenne ?

Camilla Tartaglia

La France en crise : qui profite vraiment du chaos?

GéopolitiqueEntretienLibre

La France en crise : qui profite vraiment du chaos?

Le 17 octobre 2026, la mobilisation en France a réuni 800’000 personnes selon les organisateurs : lycéens, étudiants, Gilets jaunes et syndicats, mobilisés contre la vie chère et pour le pouvoir d’achat et les moyens des services publics. Des affrontements violents et des dégradations réalisées par des bandes de casseurs ont également marqué cette journée dans plusieurs villes.

La neutralité, la gauche et la guerre

GéopolitiqueArticle

La neutralité, la gauche et la guerre

La gauche suisse, historiquement porteuse des luttes pour la paix, se retrouve divisée face à l'initiative sur la neutralité. Tandis que PS, Verts et SolidaritéS rejoignent une union sacrée avec la droite et les milieux économiques pour la combattre, une minorité pacifiste et internationaliste y voit au contraire un outil de non-alignement face aux impérialismes. Entre désir de sanctions, dépendance croissante à l'OTAN et bons offices oubliés, cette fracture interroge: comment les gauches peuvent-elles retrouver un chemin commun vers la paix?

Anne Voeffray